La vérité que les partis n’osent plus dire
La réflexion proposée par notre collègue Joseph Facal sur les 10 grands chantiers du Québec est non seulement pertinente, elle est devenue urgente. Urgente parce que, trop souvent, notre débat public tourne autour de l’émotion du moment, du scandale de la semaine ou de la crise du jour. On réagit davantage qu’on ne réfléchit. On improvise davantage qu’on ne planifie.
Pourtant, une société ne peut pas avancer uniquement à coups de pansements politiques. À un moment donné, il faut être capable de se demander où l’on veut être dans 10, 15 ou 20 ans. Quelle place voulons-nous occuper économiquement ? Quel État pouvons-nous réellement nous permettre ? Quels services sommes-nous prêts à financer ? Quels sacrifices sommes-nous prêts à accepter ?
Et c’est là que le bât blesse.
Comme électeurs, nous entretenons un rapport profondément........
