La bonne façon de procéder avec Santé Québec
Les prochaines semaines seront bien remplies pour la nouvelle ministre de la Santé, de la Prévention et des Aînés, Marie‑Karlynn Laflamme. En plus de ses nouvelles obligations, Mme Laflamme devra s’atteler à livrer l’un des engagements de son parti : faire de Santé Québec une « division » du ministère dont elle a maintenant la charge. Au-delà du slogan, il faudra décider ce que ça signifie concrètement.
À son arrivée en poste, les fonctionnaires auront déjà préparé les présentations détaillant ses différentes options. Pour éviter de suivre un chemin déjà tout tracé et de se transformer en simple porte-parole de son propre ministère, Marie‑Karlynn Laflamme devra plutôt se demander ce qu’elle cherche à obtenir, mis à part le respect de cet engagement électoral.
Un des principaux arguments favorables à la création de Santé Québec était celui de l’employeur unique. Comment défendre le fait qu’une infirmière qui change de région puisse perdre toute son ancienneté parce que, sur papier, c’est un employeur distinct qui la recrute ? Comment accepter qu’un patient qui déménage de Montréal à Laval perde accès à des services parce que le programme dont ils relèvent est géré différemment par les établissements régionaux ?
Le citoyen, lui, ne s’intéresse pas aux divergences d’interprétation technocratiques qui séparent les fonctionnaires. Il paie cher pour ce système public et il est en droit de s’attendre à recevoir des services selon ses besoins, pas selon son code postal.
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