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Non, tout le monde ne contribue pas à l’effort dans le budget 2027

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12.10.2026

Se serrer la ceinture de 43 milliards d’euros : c’est le plan de rigueur auquel le gouvernement demande aux Français de consentir avec le budget 2027, dans l’espoir de rééquilibrer les comptes publics. « L’effort sera partagé. Il sera important, mais il sera juste », a plaidé Roland Lescure en conseil des ministres, le 1er octobre. Ce n’est pourtant pas du tout ce que prévoit le texte.

Contrairement aux éléments de langage de l’exécutif, les Français ne sont pas mis à contribution de façon équitable dans l’équation budgétaire que doit résoudre Sébastien Lecornu. La démonstration est facile à faire : une mère seule à la tête d’un foyer modeste va voir son niveau de vie baisser de 1 %, tandis que le revenu d’un ménage du top 20 % ne sera tout simplement pas affecté par les mesures générales du budget. Sans même parler des millionnaires et des milliardaires, eux aussi absents de la copie budgétaire.

Le déficit, il est vrai, est très préoccupant. Il a été creusé à la fois par une faible croissance et par de très importantes – et téméraires – baisses de recettes sur la période 2017-2022 : baisse de l’impôt sur les sociétés et de la taxe d’habitation, ISF transformé en IFI… Un effort budgétaire est donc sans doute nécessaire, même si l’on peut débattre de son rythme et de sa forme (recettes et/ou dépenses). Sur l’équité de sa répartition, en revanche, il n’y a guère matière à débat.

Car le slogan répété par plusieurs ministres – « tout le monde doit participer à l’effort » –, ne résiste pas à l’épreuve des faits et des chiffres. Pour démontrer qu’un énoncé est faux, nul besoin d’examiner tous les cas : il suffit de trouver des contre-exemples. Deux cas types suffisent ici à montrer que le budget 2027 n’a rien à voir avec une situation où chacun contribue à l’effort.

Du bon usage des cas types

Les cas types se manient avec précaution : on en trouve toujours un, peu représentatif, pour appuyer n’importe quel argument. On pense par exemple à la « veuve de l’Ile de Ré », brandie comme paravent pour éviter toute discussion sur la taxation des hauts patrimoines. Leur usage reste pourtant bien utile pour évaluer........

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