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La triple épreuve des jeunes femmes maires en milieu rural

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06.03.2026

Les femmes de moins de 30 ans, élues maires d’une commune de moins de 5 000 habitants lors des élections municipales précédentes, sont très peu nombreuses. Une étude revient sur les freins et les moteurs de leur engagement.

0,1 % : c’est la part des femmes de moins de 30 ans élues maires en 2020 en milieu rural, dans des villes et villages de moins de 5 000 habitants, soit 35 personnes. Autant dire un groupe ultra-minoritaire. Quelles sont les contraintes spécifiques auxquelles elles doivent faire face ? Qu’est-ce qui les a poussées à s’engager ? Et quelles conclusions en tirer pour les conditions d’exercice du mandat et les changements à y apporter ?

0,1 % : c’est la part des femmes de moins de 30 ans élues maires en 2020 en milieu rural, dans des villes et villages de moins de 5 000 habitants, soit 35 personnes. Autant dire un groupe ultra-minoritaire. Quelles sont les contraintes spécifiques auxquelles elles doivent faire face ? Qu’est-ce qui les a poussées à s’engager ? Et quelles conclusions en tirer pour les conditions d’exercice du mandat et les changements à y apporter ?

Telles sont les questions qu’explore une étude publiée dans le cadre de la Caravane des ruralités et pilotée par le géographe Achille Warnant, membre associé du laboratoire Géographie-Cités (Institut d’urbanisme et de géographie alpine – IUGA). Femmes, jeunes et rurales, ces élues cumulent trois caractéristiques qui rendent le mandat encore plus contraignant pour elles que pour leurs homologues masculins.

Un attachement au territoire et à l’action publique

Premier enseignement : leur engagement prend racine dans leur attachement au territoire, dont elles sont souvent originaires. Chez les jeunes femmes maires, cet attachement est souvent mis en avant pour dépasser les clivages et tenir à distance la politique partisane. Elles se distinguent en cela de leurs homologues masculins, qui revendiquent plus facilement une telle appartenance.

Deuxième point : elles ont, comme les jeunes hommes élus maires, une expérience d’investissement précoce dans la vie locale, par exemple dans le comité des fêtes, les clubs sportifs, les associations culturelles ou de parents d’élèves. Ces........

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