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Un réveil qui est tombé à point

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19.04.2026

De la façon dont l’attaque massive du Canadien s’enlisait depuis quelques semaines, il aurait été un peu farfelu de prédire que le Tricolore remporterait le premier match de cette série grâce à son travail avec l’avantage d’un homme.

C’est pourtant ce qu’il a fait. Trois buts inscrits par Juraj Slafkovsky, dont celui de la victoire marqué dans la deuxième minute de la prolongation, ont fait la différence dans cette victoire de 4 à 3.

Trois buts en cinq occasions. C’est autant de buts que dans les six derniers matchs de la saison, au cours desquels les Montréalais avaient obtenu 24 supériorités numériques.

Il faut dire que le fait d’avoir remis les compteurs à zéro a probablement ramené un peu de naturel dans le jeu du Slovaque. Finie les passes de trop pour amener Cole Caufield au plateau des 50 buts ou pour l’aider à demeurer au plus fort de la course pour l’obtention du trophée Maurice-Richard.

Slafkovsky a décidé qu’il tirait au but et il s’est gâté. En plus d’être impliqué physiquement, il a décoché sept tirs cadrés sur le filet défendu par Andrei Vasilevskiy. Il avait fait ça à une seule occasion au cours de la saison, lors d’un match à Buffalo, le 31 janvier.

Étouffé pendant 40 minutes

L’attaque massive a choisi le bon moment pour se réveiller, car à forces égales, le Canadien, même s’il n’a pas offert beaucoup d’occasions de marquer, n’a pas souvent touché à la rondelle. En fait, au cours des 40 premières minutes de jeu.

Couvert de façon très serrée et robuste par le trio d’Anthony Cirelli, celui de Nick Suzuki s’est à peine pointé le nez dans le territoire du Lightning.

Selon naturalstattrick, l’indice de possession de rondelle du trio de Cirelli fut de 91 %. Une domination.

La colonne des tirs au but indique que Slafkovsky est le seul des trois à avoir mis Vasilevskiy à l’épreuve à 5 contre 5. Et il l’a fait qu’une seule fois.

Considérant que la contribution offensive des trois autres trios est plutôt mince ces derniers temps, ce ne sera peut-être pas de bon augure lorsque les joueurs du Lightning comprendront qu’ils sont mieux de faire preuve de discipline.

Attention aux punitions

Ce qui est bon pour la troupe de Jon Cooper vaut également pour celle de Martin St-Louis.

Oui, certaines décisions de François St-Laurent et de Jake Brenk ont paru douteuses, mais offrir cinq supériorités numériques au Lightning, c’est jouer avec le feu.

Deux des buts des locaux ont justement été inscrits avec l’avantage d’un homme. Mais il y a plus que ça.

Se succéder sur le banc des punitions comme ce fut le cas en première période hypothèque l’énergie des joueurs déployés à court d’un homme tout en faisant réchauffer le banc aux attaquants du premier trio et à Ivan Demidov, une autre des principales armes offensives du Canadien.

Anderson mène la charge

Cela dit, soulignons à grands traits que les joueurs du Canadien ont rapidement démontré qu’ils n’allaient pas se laisser intimider.

Cette fois, forts de l’expérience acquise l’an dernier, ils savaient à quoi s’attendre.

Mené par l’agressivité, l’intensité et l’énergie de Josh Anderson, qui plus tôt cette semaine avait affirmé à l’auteur de ces lignes que le feu des séries brûlait en lui, le Canadien a été aussi souvent l’agresseur que l’agressé.


© TVA Sports