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Matthew Knies, la rumeur alléchante

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12.03.2026

Il y a eu beaucoup de bruit autour du Canadien à l’occasion de la date limite des transactions de vendredi dernier. 

Le bruit a relié le CH à son ennemi de Toronto. Le nom de Matthew Knies a été largement galvaudé sur le web après que le réputé Nick Kypreos eut révélé qu’il était la cible du CH et le joueur que les Leafs ont tenté de liquider afin de renflouer leur banque d’espoirs et de choix de repêchage.

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Knies fait rêver. Choix tardif de deuxième ronde en 2021, il a gradué à 21 ans après un passage très remarqué avec le programme de l’Université du Minnesota.

Ailier gaucher, Knies mesure six pieds trois pouces et fait osciller la balance à 235 livres.

Il a un bon coup de patin. Élite, même, si on considère qu’il est plutôt pesant. Il frappe comme une mule et a une excellente compréhension de la « game ».

Je comprends parfaitement l’intérêt du Canadien à son endroit, beaucoup moins que celui des Leafs de le laisser partir... mais les Leafs demeureront probablement toujours les Leafs.

Pour Montréal, c’est l’équivalent d’ajouter Tom Wilson à l’alignement. Avec ce petit quelque chose de plus. Knies est intense, mais beaucoup moins controversé que le gros ailier de Washington. Il joue dur, mais il est plus propre que Wilson.

Il répond clairement à un besoin chez le Canadien. L’équipe n’a pas spécifiquement ce type de profil dans son pipeline actuel. Florian Xhekaj, Tyler Thorpe et Jared Davidson ont de bonnes chances de graduer dans le gros circuit, mais il s’agira probablement de joueurs de quatrième trio.

Repêcher un espoir du calibre de Knies reste plausible, mais son développement ne coïncidera pas avec l’exécution du plan de reconquête de « Gorton, Hughes & associates ». Pouvoir obtenir la cible manquante via transaction est une solution extraordinaire.

On ne saura sans doute jamais pourquoi la transaction a avorté. On peut se douter qu’à Toronto, on est soulagés du statu quo concernant Knies.

Autant qu’à Montréal, il est très peu probable que le Canadien ait pu consentir à céder Michael Hage dans la transaction.

Déshabiller Pierre pour habiller Paul est contre indiqué pour une équipe ambitieuse comme la sainte-flanelle. Hage est un intouchable qui joindra vraisemblablement le top six en avril.

Ajouter Knies aux Suzuki, Caufield, Demidov, Slafkovsky et Hage aurait fait du Canadien une équipe dominante dans le circuit.

Est-ce qu’Alexander Zharovsky eut pu être une monnaie d’échange ? C’est plausible. Cela dit, conserver Zharovsky en alimentant une compétition saine à l’interne est très alléchant.

Quand on y repense, Hughes a dit qu’il est venu bien près d’ajouter un jeune attaquant avec des années de contrats devant lui. Knies écoule la première saison d’une entente de six à un salaire de 7,75 millions $ par année. Un « fit » absolument parfait dans le projet du CH.

La transaction avortée semble remise à plus tard. Mais hélas, j’ai peur qu’il faille en faire notre deuil.

Comment les Leafs pourraient offrir un vote de confiance à Brad Treliving à la fin de l’actuelle campagne ? Un directeur général qui échoue aussi lamentablement dans un dossier comme celui de Mitchell Marner aurait instantanément dû perdre son job.

L’actuelle saison ruinée devrait être la goutte de trop et entrainer un grand ménage, lequel indiquera probablement la sortie à Treliving.

Est-ce que le prochain directeur général des Leafs sera assez fou pour échanger Knies ? Si Marc Bergevin obtient le job à Toronto... cette transaction ne se concrétisera jamais !!


© TVA Sports