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Les Ducks sont plus près de la coupe que le CH

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13.03.2026

Le Canadien de Montréal et les Ducks d’Anaheim semblent unis dans un destin commun : celui de réussir une reconstruction et devenir une puissance de la Ligue nationale sur plusieurs saisons.

L’an dernier la similitude entre les deux formations était frappante. Hélas et en dépit d’un objectif identique c’est pas mal moins vrai désormais...

Contrairement au Tricolore, les Ducks sont passés en deuxième vitesse. Pendant que le CH reste collé à son plan, les Canards ont fait des acquisitions notables afin d’ajouter de l’expérience et de la robustesse autour de leurs jeunes talents.

Mason McTavish, Beckett Sennecke et Leo Carlsson sont brillants et âgés de seulement 23, 20 et 21 ans : avec eux se trouvait un caillou dans le patin nommé Trevor Zegras... incorrigible, ce dernier ne cadrait pas dans la philosophie du directeur général.

En janvier 2024, les Ducks ont d’abord cédé le jeune défenseur droitier Jamie Drysdale aux Flyers de Philadelphie en retour du prometteur centre Cutter Gauthier qui refusait de porter les couleurs des Flyers.

Puis en juin dernier lors du repêchage amateur, les Ducks ont récidivé avec Philadelphie en troquant cette fois Trevor Zegras en retour de Ryan Poehling et de choix de deuxième et quatrième tour.

Gauthier est tout de suite devenu un incontournable de la foire aux jeunes attaquants californiens alors que Poehling s’est établi comme le centre de troisième trio parfait que le Canadien avait vu en lui en le réclamant au 25e rang total au premier tour de 2017.

Le quatuor Gauthier, McTavish, Sennecke et Carlsson s’apparente beaucoup à celui de Suzuki, Caufield, Slafkovski et Demidov.

La nuance est que les fringants attaquants des Ducks peuvent patiner la tête entre les jambes sans trop de peur de se faire frapper violemment. Les adversaires d’Anaheim savent qu’ils vont devoir répondre tantôt de Jeffrey Viel ou de Ross Johnston pour n’en nommer que deux.

Ajouter que les meilleurs éléments des adversaires des Ducks peuvent se faire arracher la tête à tout moment par Radko Gudas ou Jacob Trouba, et vous savez qu’en affrontant Anaheim vous vous mesurez à un club « dur à jouer contre »...

Pat Verbeek a compris qu’en entourant ses meilleurs éléments de gardes du corps bienveillants il serait mieux outillé pour les guerres à mener en séries éliminatoires.

Depuis deux ans, sous les excellents conseils de son bras droit Martin Madden junior, Verbeek a fait passer son grand plan de reconstruction à la vitesse supérieure.

Son club est aujourd’hui au sommet de la section Pacifique et plus personne ne croit que les Ducks vont rater leur adhésion aux séries éliminatoires dans un mois.

Est‐ce qu’ils y feront du dommage pour reprendre la formule à succès de Marc Bergevin en 2021 ? Chose certaine ils ont un alignement pour y parvenir, et ils bénéficient de la conjoncture.

Verbeek et Madden ont flairé l’odeur du sang. Ils savent que la formule des séries éliminatoires avantage les meilleures équipes de la section Pacifique car elle permet d’éviter le ressortissant de la puissante section Centrale du moins jusqu’en finale d’association.

Lors des trois derniers printemps, ce sont les champions de la Pacifique qui ont atteint la grande finale. Chaque fois contre un champion de la Centrale diminué de séries essoufflantes lors des deux premiers tours.

Autrement dit, Anaheim voit une opportunité qui est beaucoup moins évidente pour le Canadien qui évolue dans la division la plus relevée de la Ligue nationale.

La résultante est que les Ducks et le CH se destinaient à se mesurer en grande finale autour du printemps 2028. Mais Anaheim a battu l’horloge et est désormais beaucoup plus proche d’un carré d’as, d’une finale, et probablement d’une coupe Stanley que le Canadien.


© TVA Sports