La face cachée de Lane Hutson qu’on découvre
Lane Hutson a démontré l’étoffe d’un grand leader qui n’a pas peur, dans les derniers matchs. Le David auquel on s’attendait le moins s’est attaqué à Goliath.
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On l’a vu contre les Blue Jackets de Columbus, quand, après une mise en échec, il a tenté de repousser Miles Wood, qui mesure 6 pi 2 po et pèse 210 lb, comparativement aux 5 pi 9 et 162 lb de Hutson. Jake Evans est ensuite venu à sa défense. (À voir en vidéo principale.)
Puis, face aux Predators de Nashville, c’est Hutson qui s’est rué sur Luke Evangelista (6 pi, 183 lb) quand ce dernier a foncé dans Jacob Fowler, à la toute fin de la première période.
Hutson, un autre de ses qualificatifs, en plus de toutes les qualités offensives qu’on lui a déjà trouvées, c’est que c’est un gars qui n’a pas peur. Il va dans les coins de patinoire. Il est intelligent, il se fait rarement frapper.
Je ne trouve pas que, cette saison, beaucoup de joueurs du Canadien ont monté en intensité dans les matchs. Mais quand c’est Hutson qui fait ça, le reste de l’équipe n’a pas le choix d’embarquer.
Ils doivent se dire qu’ils sont obligés, parce que si le plus petit de la gang agit ainsi, mais pas eux, ils vont se faire ramasser sur un moyen temps.
Ç’a marché, samedi. Joe Veleno, qui fait tout pour rester dans la formation, a embarqué. Jayden Struble aussi.
Le petit, il emmène tout le monde dans la vague du « hé, on ne se laissera pas pousser ».
Pratique contre le Lightning
Je suis content que ça arrive maintenant parce que les chances sont fortes que le Canadien affronte le Lightning de Tampa Bay au premier tour des séries éliminatoires.
Le Lightning, c’est une équipe qui a le couteau entre les dents. Les joueurs connaissent la recette pour jouer en séries.
Est-ce que ça va être le déclic pour Montréal ? L’avenir nous le dira, mais j’ai aimé la réaction de Hutson. Ça m’a marqué.
En plus que Hutson, c’est un joueur ciblé. C’est sûr que si je l’avais affronté à l’époque, je me serais gâté. C’est ce que Wood a voulu faire jeudi.
C’est sûr qu’il va devoir se calmer. Ce n’est pas à lui de faire ça. Est-ce que ça va forcer la direction à changer de direction quand viendra le temps d’ajouter des joueurs à l’équipe, dans les prochaines années ? À aller chercher plus de gars avec ce genre de tempérament ? Peut-être.
Parce qu’on parle souvent de la LNH comme d’une ligue de copycats, d’imitateurs. Une équipe robuste gagne la coupe Stanley, comme ce fut le cas dans les dernières années avec les Panthers de la Floride ? Les autres clubs cherchent à devenir plus robustes.
C’est plutôt une équipe avec des attaquants offensifs qui gagne ? Ce seront eux qui seront convoités dans les semaines qui suivent.
Mais il reste que tu dois être capable de jouer sur plusieurs tableaux, dans cette ligue, et c’est ce que le Canadien démontre depuis plusieurs matchs.
De quoi être ultra-optimiste
Dire qu’il n’y a pas si longtemps, on se posait des questions sur sa façon de jouer en fin de match ou dans les rencontres serrées.
Là, ça fait trois semaines que le CH présente du hockey inspiré, défensivement. À ses trois derniers matchs, Jakub Dobes a accordé deux buts à une occasion. Les deux autres fois, il a cédé seulement une fois.
On commence à avoir des clarifications sur certains de ces tableaux. On n’a qu’à prendre les deux derniers matchs, ceux contre les Predators et les Hurricanes de la Caroline.
C’étaient deux rencontres en moins de 24 heures, contre des adversaires totalement différents, et le Canadien a trouvé le moyen de s’ajuster.
Il y a de quoi être optimiste. Ultra-optimiste, même ! Avec ses cinq victoires consécutives, le CH a sa destinée entre les mains. Il fait mal aux équipes qui le suivent au classement en n’arrêtant pas de gagner.
Les joueurs pourront être vraiment confiants quand ils rentreront en séries.
– Propos recueillis par Jessica Lapinski
