Médiation entre les États‑Unis et l’Iran : le Pakistan sur le devant de la scène diplomatique mondiale
Alors que Donald Trump venait de menacer d’anéantir la civilisation iranienne, Washington et Téhéran ont finalement conclu, le 7 avril 2026, un cessez-le-feu temporaire de deux semaines, en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz. Le Pakistan, fort de ses relations privilégiées avec les deux pays, a joué un rôle important dans les négociations et accueillera sur son territoire les discussions prévues ces tout prochains jours.
L’annonce du fragile cessez-le-feu passé entre les États-Unis, Israël et l’Iran fut premièrement communiquée via une publication du premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif sur son compte X.
Il s’agit, en soi, d’une grande victoire diplomatique pour le Pakistan, quand bien même l’accord a rapidement été menacé par la poursuite et même l’intensification des bombardements israéliens sur le Liban.
Le Pakistan demeurera au cœur des négociations de paix, puisque des discussions entre les parties se tiendront sur son territoire à partir de ce 10 avril.
Islamabad est parvenu à réunir les deux adversaires en s’appuyant sur les relations de longue date qu’il entretient avec eux et sur des accords passés avec l’un comme avec l’autre. Ce faisant, il apparaît comme une puissance diplomatique avec laquelle compter.
La longue relation avec l’Iran
Le Pakistan et l’Iran entretiennent une amitié et une alliance anciennes. Partageant plus de 900 kilomètres de frontières, les deux pays ont, depuis la création du Pakistan en 1947, cherché plusieurs fois à s’aider mutuellement à résoudre des crises diplomatiques.
Durant la période monarchique de l’Iran, qui prit fin en 1979, le Pakistan bénéficia d’une médiation iranienne dans ses différends avec l’Afghanistan ainsi que d’un soutien actif de Téhéran lors des guerres qui l’opposèrent à l’Inde en 1965 et en 1971. La relation ne fut pas toujours pas exempte de........
