Termites, abeilles, fourmis… comment les insectes sociaux « climatisent » leurs nids
Architecture, battement d’ailes, déplacements des individus les plus fragiles… les insectes sociaux, tels que les termites, les abeilles et les fourmis, adoptent diverses stratégies pour limiter la surchauffe de leurs nids lors des épisodes de surchauffes extrêmes.
Architecture, battement d’ailes, déplacements des individus les plus fragiles… les insectes sociaux, tels que les termites, les abeilles et les fourmis, adoptent diverses stratégies pour limiter la surchauffe de leurs nids lors des épisodes de surchauffes extrêmes.
La ventilation naturelle à l’œuvre dans les termitières est souvent mentionnée comme source d’inspiration dans la conception de bâtiments mieux adaptés au changement climatique.
La ventilation naturelle à l’œuvre dans les termitières est souvent mentionnée comme source d’inspiration dans la conception de bâtiments mieux adaptés au changement climatique.
En réalité, c’est moins la forme architecturale des termitières que nous devrions imiter que la façon dont les insectes tirent parti des conditions climatiques extérieures.
En réalité, c’est moins la forme architecturale des termitières que nous devrions imiter que la façon dont les insectes tirent parti des conditions climatiques extérieures.
Lorsque la température extérieure dépasse 35 ou 40 °C, nous cherchons l’ombre, ouvrons les fenêtres pour ventiler ou mettons en marche ventilateurs et climatiseurs. Les insectes, dont la température corporelle dépend de celle de leur environnement, ne disposent évidemment d’aucune de ces technologies.
Pourtant, certaines espèces maintiennent dans leur nid des conditions beaucoup plus stables que celles qui règnent à l’extérieur et s’adaptent aux variations climatiques saisonnières, notamment sous les tropiques. Cette maîtrise est particulièrement spectaculaire chez les termites, les fourmis, les abeilles et certaines guêpes sociales. Le nid n’est pas seulement un abri contre les prédateurs ou les intempéries : il constitue une structure collective qui agit sur la température, l’humidité et la composition de l’air à l’intérieur.
Dans la colonie, les insectes construisent un véritable microclimat protégeant la reine, les ouvrières/ouvriers, les œufs et les larves, les réserves alimentaires (comme le miel), mais aussi, chez certaines espèces de termites ou de fourmis, les champignons cultivés à l’intérieur de la colonie. Cette « climatisation » naturelle associe l’architecture du nid aux comportements coordonnés de centaines, de milliers, voire de millions d’individus.
Le défi thermique des sociétés d’insectes
Contrairement aux oiseaux et aux mammifères, les insectes sont ectothermes, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas maintenir individuellement une température interne constante. Leur activité, leur développement et leur survie sont donc étroitement liés aux conditions extérieures.
Une chaleur excessive augmente leurs pertes en eau et peut perturber le fonctionnement de certaines protéines, des membranes cellulaires et du système nerveux. Les œufs, les larves et les nymphes, incapables de se déplacer librement, sont particulièrement vulnérables. Chez les insectes sociaux, cette difficulté est accentuée par la concentration d’un grand nombre d’individus dans un espace fermé. Leur respiration consomme de l’oxygène et produit de la chaleur, du dioxyde de carbone et de la vapeur d’eau.
La colonie doit donc résoudre plusieurs problèmes simultanément :........
