Rendre les forêts des Landes moins vulnérables aux incendies : comment faire ?
Les monocultures de pin maritime sont très vulnérables aux incendies.
Les monocultures de pin maritime sont très vulnérables aux incendies.
Diversifier les espèces, la structure et l’âge des peuplements pourrait notamment rendre les forêts plus résilientes aux flammes.
Diversifier les espèces, la structure et l’âge des peuplements pourrait notamment rendre les forêts plus résilientes aux flammes.
Ces orientations auraient également d’autres bénéfices face, par exemple, aux pathogènes.
Ces orientations auraient également d’autres bénéfices face, par exemple, aux pathogènes.
Cela n’aura échappé à personne, les forêts des Landes sont particulièrement vulnérables aux incendies. Certains feux deviennent plus fréquents, plus intenses et plus difficiles à maîtriser. Le constat est sans appel, mais cet état de fait n’est pas une fatalité.
Une partie des solutions pourrait passer par une transformation de la manière dont nous cultivons la forêt et organisons le territoire.
Pour voir comment l’on pourrait minimiser les risques d’incendie, commençons par regarder à quoi ressemblent aujourd’hui les forêts des Landes de Gascogne.
Avec près de 800 000 hectares, ce massif constitue la plus grande forêt de plantation d’Europe. Il est constitué en grande majorité de forêts privées dominées par le pin maritime.
Parmi tous les arbres autochtones, ce pin est celui qui tolère le mieux les sols sableux pauvres du plateau landais, saturés en eau au printemps et secs en été. Sa forte productivité explique sa plantation massive au XIXᵉ siècle après le drainage des marais. Ce modèle a généré depuis d’importants revenus pour l’Aquitaine et a conduit à des paysages forestiers très homogènes.
Pourquoi certaines forêts brûlent-elles plus que d’autres ?
De nos jours, ce massif est devenu très vulnérable aux incendies, et cela constitue un problème majeur. Toutefois, les feux dans les Landes de Gascogne sont très anciens : des charbons enfouis attestent leur récurrence dans la région depuis au moins 10 000 ans.
Bien que cela puisse surprendre, les feux de végétation peuvent aussi jouer un rôle bénéfique dans certains écosystèmes : ils participent naturellement à leur fonctionnement. Mais le réchauffement climatique d’origine humaine accentue les sécheresses et les conditions favorables aux incendies de haute intensité. Lorsqu’ils couvrent aussi des étendues anormalement grandes, ces incendies sont qualifiés de « mégafeux » et peuvent dépasser la capacité de résilience de nombreux écosystèmes.
Un feu est d’autant plus dangereux qu’il se propage rapidement à haute intensité. Cette propagation dépend notamment de quatre caractéristiques que l’on retrouve dans le massif landais :
Il y a tout d’abord la densité des boisements. Dans les Landes de Gascogne, une plantation de pin maritime compte généralement de 1 100 à 1 400 arbres par hectare au départ. Cette densité est ensuite progressivement réduite par........
