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Avec la guerre, les autoroutes et le rail du golfe Persique prennent le relais de la mer

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07.04.2026

Quand le détroit d’Ormuz se ferme, tout le monde regarde le prix du baril. C’est compréhensible, mais c’est passer à côté de l’essentiel. Ce qui se fissure aujourd’hui dans le golfe Persique, c’est toute l’architecture commerciale d’une région et, cette fois, ça ne ressemble pas à une parenthèse. L’Arabie saoudite en sortira-t-elle la grande gagnante ?

Quand on parle du blocage du détroit d’Ormuz, on pense d’abord au pétrole et à la crise énergétique. Le vrai basculement est ailleurs.

La guerre montre surtout qu’une grande route commerciale peut devenir inutilisable presque du jour au lendemain. Lorsqu’une route se ferme, il ne suffit pas toujours d’en choisir une autre. Il faut parfois repenser toute l’organisation des échanges, depuis les ports jusqu’aux routes terrestres, en passant par les entrepôts, les douanes et les délais de livraison.

Dans une perturbation classique, les entreprises savent souvent improviser. Mais ces ajustements supposent un minimum de visibilité. Cette crise ne laisse plus le temps de s’adapter à la marge. Les solutions de dépannage adaptées aux crises courtes ou locales ne suffisent plus quand l’incertitude devient permanente. Il ne s’agit plus seulement de résister à un choc, mais de changer radicalement de routes commerciales.

Qui seront les perdants et les gagnants de ces nouvelles routes du golfe Persique ?

Aucun port n’est à l’abri

Le port de Salalah à Oman illustre bien la situation. Situé hors du détroit d’Ormuz, il pouvait servir de repli pour des navires en attente dans le golfe d’Oman.

Les attaques iraniennes fin mars 2026 ont montré qu’un port........

© The Conversation