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Comment plus de 11 millions de salariés états‑uniens sont devenus actionnaires de leur entreprise sans débourser un centime

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09.09.2026

Près d’un salarié du secteur privé aux États-Unis sur dix est propriétaire d’une part de son entreprise. Et ce, sans apport personnel le plus souvent.

Près d’un salarié du secteur privé aux États-Unis sur dix est propriétaire d’une part de son entreprise. Et ce, sans apport personnel le plus souvent.

Cela ne concerne pas uniquement pas les salariés des grands groupes, mais aussi des salariés de PME et d’ETI.

Cela ne concerne pas uniquement pas les salariés des grands groupes, mais aussi des salariés de PME et d’ETI.

Les salariés de ces entreprises seraient plus productifs et fidèles. Les entreprises concernées montreraient davantage de résilience en période de crise.

Les salariés de ces entreprises seraient plus productifs et fidèles. Les entreprises concernées montreraient davantage de résilience en période de crise.

Aux États-Unis, plus de 11 millions de salariés, soit environ 8 % de la main-d’œuvre privée, détiennent une part du capital de l’entreprise qui les emploie grâce à un dispositif spécifique : l’Employee Stock Ownership Plan (ESOP).

Le plus frappant n’est pas qu’ils soient devenus actionnaires, mais qu’ils le soient devenus sans débourser un centime de leur poche. Ensemble, ces salariés détiennent aujourd’hui un patrimoine en actions de leur entreprise supérieur à 397 milliards de dollars.

Comment des salariés deviennent-ils propriétaires de leur entreprise sans apport personnel ? La réponse tient dans un dispositif largement méconnu en France, pays qui, malgré une appétence historique pour les dispositifs de partage de la valeur, ne dispose toujours pas d’un équivalent.

Read more: Réconcilier le capital et le travail : comment étendre l’actionnariat salarié aux PME ?

L’ESOP, comment ça marche ?

L’ESOP n’est ni une prime ni une distribution exceptionnelle d’actions. Juridiquement, il s’agit d’un plan de retraite. Imaginé dès 1956 par l’avocat et économiste Louis Kelso, il répond à la volonté des fondateurs de Peninsula........

© The Conversation