Deuxième mandat de la CAQ : des résultats en demi‑teinte en éducation
Promesses, changements de cap, intentions fluctuantes, hausses budgétaires suivies de compressions et, surtout, centralisation… La CAQ termine son deuxième mandat au pouvoir avec des résultats en demi-teinte dans le secteur de l’Éducation, ministère porté par Bernard Drainville, puis par Sonia LeBel, depuis 2025.
Qui dit « temps des élections » dit « temps des bilans ». Le terme « bilan » provient de l’italien bilancio (XVIe siècle), qui signifie « peser » ou « balancer ».
Cette image de la balance, symbole de la justice, est très révélatrice, puisqu’un bilan se doit d’être juste, honnête, exact et rigoureux. C’est à cet exercice que nous nous livrons à propos des changements apportés au secteur de l’éducation par la Coalition avenir Québec (CAQ) au cours de son second mandat.
Nous appuyant sur l’ouvrage Bilan du gouvernement de la CAQ (2022-2026) ainsi que sur le site Web du Polimètre, trois constats s’imposent selon nous en matière de la réalisation des promesses du gouvernement Legault-Fréchette :
1) les promesses sont surtout « partiellement réalisées » et « rompues » ;
2) le mandat a été marqué par des changements de cap successifs ;
3) la CAQ a centralisé le milieu de l’éducation de manière substantielle.
Des promesses « partiellement réalisées »
Parmi les 17 promesses en éducation qu’elle avait formulées lors de l’élection de 2022, la CAQ a rompu sept promesses, en a pleinement réalisé quatre et a partiellement réalisé les six autres.
Numériquement, ce bilan est bien inférieur à celui du mandat précédent, où pas moins de 13 promesses sur 22 avaient été pleinement réalisées, et seulement trois rompues. Les promesses........
