Un des premiers cimetières animaliers du monde est français, et on y trouve même un singe
Un des premiers cimetières animaliers du monde est français, et on y trouve même un singe
Ouvert à Asnières-sur-Seine en 1899, le cimetière des chiens révèle le nouveau rapport qui se tisse, au tournant du XXe siècle, entre l'humain et ses compagnons à quatre pattes. Visite guidée.
Temps de lecture: 3 minutes
27 septembre 2026 à 11h55 – Édité par Manon Michel
Sur la rive gauche de la Seine, près du pont de Clichy, il existe un cimetière qui ne ressemble à aucun autre. Alors certes, il y a bien les chrysanthèmes, les stèles de grès et les visiteurs silencieux pour nous rappeler que nous nous trouvons dans un lieu de recueillement. Mais un coup d'œil rapide sur les pierres tombales révèle une différence de taille: ce sont «Cookie», «Minette», «Crapule» et «Coquillette», entre autres, qui gisent sur cet hectare funèbre. Des chiens et des chats, principalement, mais aussi des chevaux, poissons, oiseaux, lapins, hamsters, tortues… et même un singe.
Maurillia vient ici depuis 17 ans –depuis la mort de son chien Elvis– pour entretenir les jardinières et redonner un peu de couleurs aux tombes des autres. Du haut de ses 80 ans, elle raconte les allées et venues des visiteurs, arrachant quelques fleurs racornies par l'été. Lorsque je lui demande si elle pense que les hôtes des lieux ressentent notre présence, elle hoche vigoureusement la........
