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«Ugly laws»: quand la législation des États-Unis stigmatisait les «moches»

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05.07.2026

«Ugly laws»: quand la législation des États-Unis stigmatisait les «moches»

Jusqu'à la Première Guerre mondiale, plusieurs villes américaines interdisaient la rue aux physiques jugés disgracieux. Simple délit de faciès? La réalité est un peu plus compliquée.

Temps de lecture: 3 minutes

5 juillet 2026 à 9h00 – Édité par Émile Vaizand

En juillet 1974, un policier patrouillant à Omaha (Nebraska), dans le centre des États-Unis, est confronté à un problème. Il souhaite verbaliser un sans-abri, mais ne trouve aucune raison légale de le faire. Qu'à cela ne tienne, il épluche le code municipal et déterre une loi qui n'a plus été appliquée depuis une cinquantaine d'années dans le Nebraska. Cette dernière décourage les personnes atteintes de «difformités» de se montrer en public. Satisfait, le policier arrête son homme. Le motif retenu: les cicatrices bien visibles qui lui lézardent le corps.

C'est la dernière fois qu'une personne est arrêtée aux États-Unis en vertu de ce qui a été communément appelé «ugly law». Le sans-abri est déféré devant une cour de justice, mais le policier est cependant débouté. «La loi est toujours active, justifie le procureur en charge de l'affaire. À mon avis, cet homme ne remplissait tout simplement pas les conditions requises.» Le tribunal soulève en effet une objection de taille: comment distinguer objectivement ce qui est «moche» de ce qui ne l'est pas? Relaxé, l'accusé est........

© Slate