Donald Trump / Gianni Infantino, le bal des damnés
Donald Trump / Gianni Infantino, le bal des damnés
[BLOG You Will Never Hate Alone] L'annulation ubuesque du carton rouge attribué à un joueur états-unien est la preuve éclatante que le président de la FIFA ne sert pas le football, mais seulement la cause de ceux qui l'utilisent pour asseoir leur pouvoir.
Temps de lecture: 4 minutes
Par Laurent Sagalovitsch
7 juillet 2026 à 13h47
Les deux font la paire. L'un, idiot à en perdre la raison, obtus, borné, égocentrique, médiocre parmi les médiocres. L'autre, opportuniste, veule, intrigant, vénéneux, mielleux, sans aucun scrupule. L'un, président d'une nation en perdition. L'autre, roi sans royaume d'une institution aussi puissante que n'importe quel État. Trump et Infantino. Donald et Gianni. Deux versants d'une même pièce, celle de l'arrogance qui entend veiller sur la marche du monde comme s'ils en étaient les prophètes incarnés.
Rien à attendre de cette paire de foutriquets, sinon le pire. Donald Trump, qui n'est plus à une pitrerie près, voulait le prix Nobel de la paix. Gianni Infantino, fieffé courtisan, en inventa un sorti de nulle part, le «prix de la paix de la FIFA», et le lui décerna aussitôt. Félicitations, remerciements, petits fours dans le Bureau ovale, sourires complices et enjôleurs, l'élève avait reconnu son maître. Ou bien le contraire. À force d'amabilités partagées, d'obséquiosités échangées, on ne sait plus très bien qui mène le bal, le laquais ou le tyran, le cireur de pompes ou le bouffon à l'ego démesuré.
La Coupe du monde de football 2026 est organisée, en grande partie, sur le sol états-unien. Avec notre duo spécialisé dans les coups tordus et autres tacles par derrière, on craignait le pire et le pire arriva. En seizièmes de finale contre la Bosnie-Herzégovine, un carton rouge fut attribué à l'attaquant Folarin Balogun, un des meilleurs atouts de la sélection des États-Unis. Cette décision est........
