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Bac 2026: le niveau ne s'est pas affaissé, il s'est effondré

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16.06.2026

Bac 2026: le niveau ne s'est pas affaissé, il s'est effondré

Laurent Sagalovitsch – 16 juin 2026 à 14h07

[BLOG You Will Never Hate Alone] L'épreuve de mathématiques proposée aux élèves de première était si facile que j'ai cru à une blague du ministère de l'Éducation nationale. Certes, les élèves d'aujourd'hui ne sont pas plus bêtes que ceux d'hier. Simplement, l'intelligence n'est plus stimulée comme autrefois.

Temps de lecture: 4 minutes

D'abord, j'ai cru à une blague. À une inversion des sujets. À une erreur d'énoncé. À une intervention divine. À un épisode de Retour vers le futur. À une blague du ministère de l'Éducation nationale. À une photocopieuse devenue folle. Mais non, rien de tout cela. Vendredi 12 juin, dans l'épreuve anticipée de mathématiques du baccalauréat, nouvellement créée et destinée aux élèves de première, on leur demandait bien de savoir quel résultat on obtenait si on appliquait 30% à 150… Et afin de leur éviter un épanchement cérébral trop sévère, quatre réponses étaient suggérées.

Tout n'était pas aussi facile, cependant. Ainsi, la question numéro 5 du sujet de la voie générale sans la spécialité mathématiques était particulièrement retorse, à la limite du sadisme: «Un article coûte initialement 50 euros. Son prix diminue de 10%, puis augmente de 10%. Quel est son prix final?» À nouveau, quatre réponses possibles, dont la bonne (49,50 euros). J'entends bien que ces questions s'adressaient à des candidats pour qui les mathématiques ne sont pas au centre de leurs études. Que durant l'année écoulée, seule une heure et demie par semaine était consacrée à son enseignement. Mais tout de même, à la suite de quels accidents et renoncements successifs le niveau a-t-il pu autant baisser pour proposer des questions aussi navrantes de facilité?

J'ai beau être nul en maths, avoir cessé de les pratiquer depuis des décennies, même bourré ou plongé dans un coma artificiel, au........

© Slate