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Trump peut être fier: il a enfin réussi à ralentir l'économie mondiale

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25.09.2026

Trump peut être fier: il a enfin réussi à ralentir l'économie mondiale

Guerre commerciale, guerre en Iran et choc pétrolier: à force de multiplier les initiatives hasardeuses, Donald Trump a placé l'économie mondiale face une succession de chocs qui la fragilisent.

Temps de lecture: 9 minutes

25 septembre 2026 à 6h55 – Édité par Manon Michel

Avouons-le, le sujet n'est pas original: depuis que Donald Trump est revenu à la Maison-Blanche, nous avons déjà à de nombreuses reprises parlé des conséquences néfastes de ses décisions en matière économique. C'est d'ailleurs un thème que l'on retrouve fréquemment dans la presse mondiale. Lorsqu'il a fait l'annonce de ses droits de douane (les «tariffs», mot de la langue anglaise qu'il préfère) dits «réciproques» en avril 2025, le sujet a fait la une de tous les journaux télévisés du monde entier. Et le sujet a occupé les spécialistes pendant une bonne partie de l'année.

Mais quelque chose a changé. Fin 2025, nous pouvions encore écrire: «malgré sa politique hasardeuse, Donald Trump n'a pas encore réussi à couler l'économie mondiale». Aujourd'hui, force est de reconnaître que si l'économie mondiale n'est pas coulée, elle est touchée. Et cela crée de sérieuses difficultés dans beaucoup de pays, à commencer par le nôtre, dont les problèmes internes sont d'autant plus difficiles à résoudre que le contexte international est très défavorable.

Première épreuve: les droits de douanes

Ne revenons pas dans le détail sur la question des droits de douane: le rappel de ce qui s'est passé en un an et demi suffirait à remplir un ouvrage de plusieurs centaines de pages. Le Président des États-Unis a multiplié les annonces fracassantes et les retours en arrière, les annonces générales comme celles des droits «réciproques» et les mesures particulières envers tel ou tel pays dont les dirigeants refusaient de céder à ses caprices. Au final, les taux qui s'appliquent à l'entrée aux États-Unis sont montés en moyenne de 2% à 24 % en quelques mois au début de 2025, mais sont revenus aujourd'hui plutôt dans la zone de 15%. Pour les produits chinois, ils sont montés un moment à plus de 100% avant de revenir vers 35%.

Au plus fort de la crise, on a cru un moment que le commerce mondial allait s'écrouler. En fait, il a très bien résisté. Plusieurs facteurs expliquent cette résistance. D'abord, les hausses exorbitantes annoncées le 2 avril 2025 ont certes surpris par leur ampleur, mais tout le monde s'attendait à des mesures fortes. En prévision de ce qui allait arriver, les entreprises américaines s'étaient empressées d'accélérer leurs achats à l'étranger, ce qui a gonflé les importations américaines au premier trimestre avant de les faire chuter au deuxième. Ensuite, les achats américains sont restés à un niveau soutenu pour tous les produits liés aux investissements dans l'intelligence artificielle.

Un déficit commercial américain toujours très élevé

Au total, l'année s'est soldée par un déficit commercial record de 1.241 milliards de dollars pour les États-Unis. Un beau résultat ! Et l'année 2026 ne semble pas devoir apporter de progrès notables: après un bon début, le déficit commercial repart à la hausse. En fait, par une mesure unique, la hausse des droits de douane, Donald Trump comptait atteindre simultanément plusieurs objectifs: une baisse du déficit commercial, une réindustrialisation des États-Unis et une rentrée d'argent dans les caisses de l'État fédéral. Tous les économistes vous le diront, une seule mesure pour plusieurs objectifs, c'est en règle général l'assurance d'un échec. Et Donald........

© Slate