En hiver, l'air intérieur de nos logements est souvent plus pollué, voici quelques conseils de spécialistes
En hiver, l'air intérieur de nos logements est souvent plus pollué, voici quelques conseils de spécialistes
François Montcorbier – 15 février 2026 à 9h55
Chauffage, cuisine, bougies ou cheminée: en période hivernale, l'air intérieur accumule particules fines et substances chimiques, avec des effets documentés sur la santé respiratoire et cardiovasculaire.
Temps de lecture: 3 minutes - Repéré sur National Geographic
Il y a quelque chose d'un peu paradoxal avec l'air à l'intérieur de nos maisons et de nos appartements: on ferme portes et fenêtres pour se protéger du froid, mais on se retrouve à respirer un cocktail de polluants dont on ignore souvent l'existence. En hiver, quand les bougies s'accumulent sur la table basse, que le gaz ronronne sous la casserole ou que la cheminée crépite, c'est souvent là que l'air de nos salons devient le plus chargé, résume un article du National Geographic.
Les spécialistes de la qualité de l'air le répètent: la pollution ne se résume pas aux pots d'échappement ni aux cheminées d'usine. À l'intérieur aussi, les sources sont multiples: cuissons à haute température, feux de cheminée, cigarettes, brûleurs au gaz, bougies parfumées, bâtons d'encens, produits ménagers, cosmétiques. Tout cela libère des gaz, des composés organiques volatils et des particules fines capables de pénétrer profondément dans les poumons, voire dans la circulation sanguine.
Pour Jonathan Levy, spécialiste de santé environnementale à l'Université de Boston, une classe de polluants retient particulièrement l'attention: les particules fines issues de la combustion. Elles se forment dès qu'on brûle quelque chose –bois, gaz, tabac, cire– et sont associées à toute une série de problèmes respiratoires et cardiovasculaires. À cela s'ajoute le dioxyde d'azote, produit notamment........
