Un dernier match sur la route avant le retour à la maison
Le CF Montréal conclura sa séquence de six matchs sur la route en début de campagne, samedi après-midi, alors qu’il rendra visite au Revolution de la Nouvelle-Angleterre.
Voici un avant-goût de quelques éléments à surveiller en vue de cette rencontre.
Meilleur que sa fiche ne l’indique?
Avec un dossier de 1-4 et un différentiel de moins-7 au chapitre des buts après cinq sorties, le CF Montréal n’a rien fait pour convaincre les sceptiques qui avaient des doutes sur les chances de succès en 2026. Mais aux yeux de l’entraîneur-chef Marco Donadel et du milieu de terrain Olger Escobar, les choses ne sont pas aussi difficiles qu’elles le laissent paraître.
En excluant les deux premiers matchs à San Diego et Chicago au terme desquels le CFM a été blanchi et surtout complètement dominé, l’équipe méritait, apparemment, un meilleur sort à ses deux dernières rencontres à Orlando et Cincinnati, où elle a été battue par un but.
« Nous avons seulement trois points [depuis le début de l’année] mais nous avons mieux joué qu’une équipe qui n’a récolté que trois points, a lancé Donadel, jeudi après-midi, avant l’entraînement de son club. Dans ce business, les points sont la chose la plus importante. »
« Je crois que nous avons joué de malchance depuis le début de la saison, a ajouté Escobar. Il y a une couple de matchs dans lesquels nous avons été supérieurs à nos adversaires et nous aurions dû l’emporter. Mais il faut continuer de regarder vers l’avant et travailler fort. »
La fatigue des voyages
Au milieu du camp d’entraînement, en entrevue avec le RDS.ca, Donadel anticipait cette série de matchs sur les pelouses adverses avec « réalisme » en raison de la qualité de plusieurs adversaires et le temps lui a donné raison avec une seule victoire en cinq matchs jusqu’ici.
L’entraîneur-chef du CF Montréal a aussi mentionné jeudi qu’une certaine fatigue mentale s’est installée chez de nombreux joueurs et membres du personnel ces derniers temps, étant donné que tout ce beau monde vit dans ses valises depuis maintenant deux mois.
Au-delà des matchs qui ont été disputés un peu partout aux États-Unis, le CF Montréal va de ville en aventure depuis le début février, puisque son camp d’entraînement a commencé à Marbella, en Espagne, avant de se transporter, à Bradenton, en Floride, par la suite.
« Nous avions tous besoin d’un peu de repos. Cela fait 45 jours que nous avons commencé à travailler, a rappelé Donadel. J’en parlais avec l’équipe technique, nous avons changé 9 fois d’hôtel ces derniers temps et n’avons passé que très peu de temps dans notre ville. »
Du repos pour Gillier?
En tout, ils sont sept joueurs de l’effectif à avoir été rappelés par leur équipe nationale et du lot, un ou deux – Donadel n’a pas précisé lesquels – devront être « évalués » afin de savoir s’ils seront en mesure d’aider le CF Montréal au cours de la rencontre contre le Revolution.
Sans surprise, l’attaquant Sunusi Ibrahim brillera encore par son absence, tout comme le défenseur Jalen Neal, qui est ennuyé par une blessure, dont la nature n’a pas été dévoilée. Cette blessure a vraisemblablement été subie lors d’un entraînement la semaine dernière.
Même s’il n’a pas officiellement joué avec la sélection chilienne et qu’il est en santé, le gardien de but Thomas Gillier pourrait sauter son tour pour une première fois cette saison.
« Gillier revient de Nouvelle-Zélande, a précisé Donadel. Cela représente 40 heures de voyagement et 20 heures de décalage horaire. Il ne sait même pas quel jour nous sommes! »
Un changement de direction s’impose pour l’Italie
Parlant de la dernière fenêtre internationale, elle a été évidemment marquée par l’exclusion officielle de l’Italie de la phase finale de la prochaine Coupe du monde, après sa défaite aux tirs au but contre la Bosnie-Herzégovine en barrage des éliminatoires de la zone Europe.
Championne du monde il y a vingt ans, l’Italie ratera ainsi la phase finale de la Coupe du monde pour une troisième édition de suite, ce qui a mené aux démissions du président de la Fédération italienne Gabriele Gravina ainsi que du chef de la délégation Gianluigi Buffon.
Sans avoir la prétention de savoir ce que son pays natal doit faire pour revenir au sommet, Donadel est convaincu qu’un changement de paradigme est aujourd’hui devenu essentiel.
« Les joueurs italiens doivent commencer à aller à l’extérieur de l’Italie, vivre différentes expériences, a-t-il suggéré. En allant en France, en Espagne, en Allemagne, en Belgique et en Angleterre, tu peux vraiment apprendre beaucoup de choses. Nous ne pouvons plus penser que nous sommes les meilleurs au monde parce que les trois dernières qualifications ratées pour la [Coupe du monde] prouvent que nous ne le sommes plus. »
Le CFM confirme l’acquisition de Frankie Amaya
D’autres sérieuses discussions internes à prévoir pour le CFM
Le CFM bousille une autre avance
