Moyen-Orient: trois semaines de guerre et la menace d’une nouvelle escalade
Dossier Guerres au Moyen-Orient
Moyen-Orient : trois semaines de guerre et la menace d’une nouvelle escalade
Israël annonce une intensification imminente des frappes sur l’Iran alors que le principal complexe nucléaire iranien a été visé. Une vingtaine de pays, dont la France, se disent désormais prêts à « garantir la sécurité » du passage dans le détroit d’Ormuz.
Cet article est en accès libre.
Pour soutenir Mediapart je m’abonne
UnUn site nucléaire frappé en Iran, une base militaire américano-britannique visée par des missiles iraniens, des menaces d’intensification de la guerre de tous côtés et une prise de parole commune pour aider à la réouverture du détroit d’Ormuz…
Trois semaines jour pour jour après l’offensive de la coalition israélo-états-unienne en Iran, et la propagation du conflit au Moyen-Orient, aucune désescalade ne se profile. Le ministre israélien de la défense annonce même un redoublement des frappes sur l’Iran dans les prochains jours.
Une vingtaine de pays, principalement européens, dont la France, ont exprimé samedi 21 mars, leur « profonde préoccupation face à l’escalade » et appellent à un « moratoire immédiat et global sur les attaques d’infrastructures civiles », condamnant les frappes de l’Iran contre des installations pétrolières et gazières des pays du Golfe.
Agrandissement : Illustration 1
Le Japon, le Canada et les Émirats arabes unis sont également signataires de ce communiqué dans lequel les pays se disent « prêts à contribuer aux efforts appropriés visant à garantir la sécurité du passage dans le détroit » d’Ormuz, ce couloir maritime permettant aux pays du golfe Persique d’exporter leur pétrole et leur gaz et bloqué par l’Iran depuis le début du conflit. Environ 20 % du pétrole mondial y transite, en temps normal, chaque jour.
Jusqu’alors, les demandes du président américain d’aider à débloquer cette voie stratégique avaient été accueillies plutôt fraîchement, plusieurs pays dont la France ayant refusé de contribuer à une réouverture par la force du détroit. Les 9 et 10 mars, le président Emmanuel Macron et le ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot avaient précisé que la France accepterait uniquement une mission « défensive », « après la sortie de la phase la plus chaude du conflit », selon les mots du président français.
Samedi, l’armée américaine a assuré avoir « réduit » la capacité de l’Iran à menacer la navigation dans le détroit d’Ormuz après le bombardement d’une installation souterraine abritant des missiles de croisière.
Missiles dans l’océan Indien
Sur le front, quelques heures avant ce communiqué commun, Israël et les États-Unis ont visé le complexe nucléaire iranien de Natanz, le principal site d’enrichissement du........
