menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

IA, montée des populismes... Face à de nouveaux défis, "la culture n'est pas morte", assure Arnaud Idelon

26 0
16.06.2026

Depuis la crise sanitaire de 2020 et la qualification des lieux culturels comme « non-essentiels » par le gouvernement, le monde de la culture bat de l’aile. Entre la perte d’importance dans le débat public et les coupes budgétaires, les acteurs de la culture doivent composer avec peu de moyens pour se défendre de la montée des idéologies réactionnaires, du monopole des imaginaires accéléré avec l’IA générative et du phénomène de concentration. Malgré tout, les mondes de la culture ne cesse de se réinventer dans les interstices des formes de résistance, comme autant de motifs d'espoir pour composer avec les défis qui s'annoncent.

À lire aussi : "Déconfinement : la culture, première activité jugée 'non-essentielle'"

Dans son dernier ouvrage, Culture low cost, publié aux éditions Divergences, Arnaud Idelon, auteur, journaliste et programmateur culturel, fait l’auto-critique d’un monde de la culture en danger sans pour autant perdre espoir face aux diverses formes de résistance qui émergent sur le territoire à l’image de la question des communs.

Marianne : Pourquoi utiliser le terme « low cost » pour parler de la culture ?

Arnaud Idelon : Ce terme fait directement référence aux coupes budgétaires drastiques qui ciblent les mondes de la culture aujourd’hui. La culture a de moins en moins de moyens, d’où l’idée du culture low cost. Sachant que cette crise budgétaire, qui sert d’amorce dans le livre, est plutôt le symptôme d’une crise politique. Ce ne sont plus des baisses qui sont contrites et contraintes, mais qui sont pleinement assumées pour des raisons politiques. Si on regarde les chiffres de 2025, on a 50 % des collectivités territoriales qui ont baissé leurs financements à la culture. Pour les départements, c’est 70 %.

Quelles sont les différentes crises qui affectent les mondes de la culture ?

Cette crise budgétaire qui touche la culture, est le symptôme d’une crise politique, mais aussi celui d’une crise démocratique. Mais si le personnel politique se permet aujourd’hui de taper aussi fort sur la culture, c’est que ça résonne dans l'opinion publique et que ça résonne dans l’électorat. Les mondes de la culture ont perdu pied ou perdu une certaine assise parmi les classes populaires. C’est le symptôme d’une dernière crise de sens.

À lire aussi : La crise identitaire est-elle inéluctable ? On en débat avec Olivier Roy et Julia de Funès

De ce constat, j’en appelle à faire notre autocritique et de se demander pourquoi on a perdu cette assise ? Dans cette période d’urgence, peut-être faudrait-il se poser à nouveau, plutôt que défendre des moyens, la question de la finalité.

Comment s’exprime la politique culturelle en régime low cost ?

La politique culturelle en régime low-cost s’exprime multiples........

© Marianne