"Des féministes défendent le voile en pensant régénérer le combat féministe, sans voir qu'elles le dévitalisent"
Contre-productive, la proposition de loi du RN visant à interdire le voile dans l’espace public ? Certainement, mais elle a eu un mérite : révéler, ou plutôt confirmer, le féminisme d’atmosphère pour ce qu’il est : un féminisme frelaté. Ce combat est devenu semblable a du slime que nos enfants adorent manipuler : cette matière mi-élastique, mi-liquide, extensible, conçue pour être malléable et qui, à force d’être manipulée, devient collante, gluante, amalgamant tout et son contraire, au point qu'elle semble impossible à démêler.
Car c’est bien ce que produisent des années de boursouflures sémantiques égrenées par la convergence des paroles militantes, politiques, philanthropiques, et médiatiques – qui toutes donnent à voir la même trame narrative : la vulnérabilité des femmes et la diabolisation de nos sociétés démocratiques, accusées d’être structurellement patriarcales. À force, la conversation publique est devenue du bruit qui impose des évidences indiscutables où chacune revendique sa part de vulnérabilité.
Sémantique intersectionnelle
Il y a d'abord eu la sémantique intersectionnelle qui a infiltré les rangs féministes mainstream et puis, cette langue faussement sophistiquée qui donne l'illusion d'un niveau de pensée élevé tout en produisant du vide. Un vide confortable car inattaquable. Pour le contredire, encore faudrait-il qu'un sens ait été exprimé. Car ces contenus........
