"La dysphorie de genre chez certains adolescents serait le symptôme d’une vulnérabilité psychologique importante"
Une nouvelle étude finlandaise, menée par l’équipe de la professeure Riittakerttu Kaltiala, clinicienne et chercheuse reconnue internationalement pour ses travaux sur les adolescents en questionnement de genre, vient d’être publiée. Responsable, depuis 2011, du service d’évaluation des adolescents présentant une détresse liée au genre à l’Hôpital universitaire de Tampere, elle a très tôt attiré l’attention sur l’évolution du profil des jeunes adressés. Dès 2015, ses travaux mettent en évidence une augmentation marquée des demandes, ainsi qu’une inversion du sex-ratio, avec une majorité croissante de jeunes filles parmi les patients.
Cette étude rapporte que les transitions de genre médicales chez les jeunes (âgés de moins de 23 ans) n'ont pas amélioré les symptômes de santé mentale. Pour certains jeunes au contraire, ces interventions irréversibles ont même eu un impact négatif.
L’étude, publiée le 4 avril 2026 dans la revue Acta Paediatrica, s’appuie sur les données d’environ 2 100 jeunes Finlandais, des deux sexes, ayant consulté pour la première fois une clinique spécialisée avant l’âge de 23 ans, entre 1996 et 2019. Parmi eux, 38 % ont fait une transition médicale (hormones croisées et chirurgie, pour les filles une mastectomie).
À LIRE AUSSI : Pauline Arrighi : "Chez les adolescents qui se croient trans, il y a souvent un trouble psychique"
Les résultats montrent que les adolescents orientés vers ces services à partir de 2010 présentent un état de santé mentale significativement plus altéré que ceux des cohortes antérieures. Par ailleurs, l’étude apporte des éléments en faveur de l’hypothèse – souvent contestée – selon laquelle, chez certains adolescents, la dysphorie de genre serait le symptôme d’une vulnérabilité psychologique importante. Dans cette perspective, l’identification trans pourrait, dans certains cas, être une solution à des problématiques psychologiques antérieures. Cette étude qui s’appuie sur un suivi national de plus de vingt ans, apporte des éléments précieux.
Premier enseignement : les adolescents adressés aux services spécialisés présentent des niveaux très élevés de souffrance psychique. Près d’un........
