L’Iran se rend ou l’Iran rempile ? par Mathieu Lindon
Si j’ai bien compris, la guerre en Iran, c’est (un peu) comme les municipales : tout le monde gagne, tout le monde a gagné. Tout est permis puisque seule la victoire est belle, si ce n’est que, à la guerre, l’éventuelle victoire elle-même est rarement ravissante. Les Iraniens triomphent parce qu’ils tapent de tous les côtés, militaire sur des bases américaines et économique avec le fameux détroit d’Ormuz. Donald Trump peaufine sa stature de grand président (aux yeux d’une frange de plus en plus étroite) en en ayant fini avec l’ayatollah Khamenei père et en promettant de le rouvrir en toute sécurité, le détroit susnommé. Pourtant, si rendre accessible à la navigation le détroit d’Ormuz était un tel succès, il aurait été possible d’arriver à ce résultat à moindre coût.
Les Américains n’avaient bombardé aucune école ni détruit quantité de cibles, qui semblent des phénix à perpétuellement renaître de leurs cendres présumées (tels les sites nucléaires prétendument réduits à zéro l’an dernier et si vite reconstitués qu’on se demande à quoi ça sert de les massacrer), les Israéliens n’avaient pas réenvahi le Liban que les pétroliers pouvaient s’y prélasser, dans le détroit d’Ormuz, et sans que les Iraniens s’en mettent plein les poches. Si le but de la guerre est de revenir à la situation d’avant-guerre, comment la logique y retrouvera ses petits ?
On ne sangloterait pas si le régime était renversé et l’Iran privé de bombe nucléaire. Mais il semble que les Américains peinent à trouve
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