menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Aïe, une nouvelle fracture au travail!

16 0
15.06.2026

GECKONOMIE. Une toute nouvelle fracture est en train de voir le jour dans notre quotidien au travail, et personne, ou presque, ne l’a encore réalisé. L’ennui, c’est qu’elle risque fort de créer des dommages aussi majeurs que durables, voire permanents.

On connaissait la fracture entre ceux qui travaillent majoritairement au bureau et ceux qui travaillent essentiellement à distance, par exemple depuis chez eux ou un espace de cotravail. On connaissait aussi la fracture entre les boss et les employés. On le sait bien, ces fractures peuvent être de terribles nuisances.

Par exemple, des études montrent que ceux qui télétravaillent obtiennent plus difficilement des primes et autres promotions, étant moins visibles que ceux qui passent le plus clair de leur temps au bureau, et donc à proximité de leur boss. Un autre exemple concret, bien connu et solidement documenté, est qu’en général, la raison première du départ d’un employé est la piètre relation qu’il a avec son boss immédiat.

À noter que ces deux fractures peuvent se combiner! On peut très bien imaginer le cas de figure où la direction de l’organisation conclut que «tout le monde est heureux du retour graduel au bureau» parce que les employés qu’elle croise chaque jour le sont relativement. Les télétravailleurs, moins visibles, vivent pourtant une expérience très différente et se sentent ignorés. Cela nourrit la démobilisation, le cynisme et parfois les départs volontaires.

Alors, quelle est cette nouvelle fracture? L’intelligence artificielle (IA). D’un côté, il y a ceux qui considèrent l’IA comme un outil désormais indispensable à leur travail; de l’autre, ceux qui continuent de la voir comme une option parmi d’autres.

Se lancer dans des transformations majeures

Les temps promettent d’être durs pour ceux qui résistent encore à l’IA, si l’on en croit un récent sondage mené par Writer et Workplace Intelligence auprès de 2 400 travailleurs du savoir aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et en Australie. Très durs.

Ainsi, 87% des cadres estiment que les employés qui se servent régulièrement de l’IA sont «au moins cinq fois plus productifs» que leurs collègues. Selon eux, c’est donc déjà le jour et la nuit entre ces deux sortes d’employés. La conclusion? Elle fait froid dans le dos: les trois quarts (77%) des cadres déclarent que les réfractaires à l’IA seront écartés des promotions; et 60% prévoient de licencier les employés qui refusent d’adopter l’IA.

En fait, 92% des cadres........

© Les Affaires