Copropriété: la gouvernance exige aussi un équilibre des pouvoirs
Un texte de Sonia de Lafontaine, ing., chargée de cours – ÉTS, consultante en prévention et résolution des différends, médiatrice et arbitre accréditée IMAQ/MJQ
LES IDÉES DES AFFAIRES. À l’approche des élections provinciales, la question du logement et de la copropriété refait surface dans le débat public.
Certains observateurs soulignent avec raison la pression qui pèse sur les administrateurs de syndicats de copropriété, souvent bénévoles ou peu payés, appelés à prendre des décisions complexes dans un cadre juridique exigeant.
Ce constat mérite d’être entendu. Mais il ne raconte qu’une partie de l’histoire.
La réalité de la copropriété ne peut être comprise en ne regardant qu’un seul côté de la médaille.
Si les administrateurs peuvent se sentir isolés face aux responsabilités qui leur incombent, les copropriétaires eux-mêmes se retrouvent parfois dans une situation tout aussi délicate, lorsque les mécanismes de gouvernance fonctionnent mal ou que la reddition de comptes est inexistante ou inadéquate.
La copropriété repose sur un principe simple, mais exigeant, celui de la gestion collective d’un patrimoine commun.
Dans ce modèle, les administrateurs exercent un rôle essentiel. Ils doivent agir avec diligence,........
