menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

«Vouloir tout produire ici revient à imposer une taxe implicite aux consommateurs»

40 0
17.09.2026

Un texte de Pierre Graff, PDG du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec

LES IDÉES DES AFFAIRES. Se décoller des États-Unis est un objectif légitime et nécessaire. Mais confondre la diversification de nos marchés avec la volonté de tout produire chez nous, c’est une recette pour faire exploser l’inflation et nous pénaliser tous. Car au final, c’est toujours le consommateur qui règle la facture.

Rappelons un chiffre. Aujourd’hui, autour de 70% des exportations canadiennes partent vers les États-Unis, contre à peine 4% vers l’Union européenne. Une telle dépendance ne se remplace pas du jour au lendemain.

L’avantage comparatif ne disparaît pas avec les tarifs

Notre prospérité et nos bas prix reposent sur la spécialisation. Personne ne cultive son blé, ne coud ses vêtements et ne répare son char lui-même. On fait son métier, on gagne un salaire, et on achète le reste, à moindre coût que si on devait le produire soi-même.

Un pays, c’est pareil.

David Ricardo l’a démontré il y a deux siècles: même si un pays pouvait tout faire mieux que les autres, il gagnerait quand même à se concentrer là où il excelle et à échanger le reste. L’échange enrichit les deux........

© Les Affaires