Le Québec a tout à gagner à jouer un rôle de premier plan au Canada
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EXPERT INVITÉ. Dans quelques semaines, les Québécois éliront un nouveau gouvernement. Comme à chaque campagne électorale, les débats porteront sur la santé, l’éducation, le logement, l’immigration, le coût de la vie… et, inévitablement, la question nationale refera surface.
Ce débat est légitime. Il fait partie de notre histoire.
Mais je crois qu’il est temps de poser une autre question. Une question tournée vers l’avenir plutôt que vers le passé.
Quelle est aujourd’hui la meilleure plateforme pour permettre au Québec d’exercer pleinement son potentiel économique?
À mes yeux, le véritable choix auquel fait face le Québec n’est plus principalement constitutionnel.
Il est géoéconomique.
Le monde de 2026 n’a plus rien à voir avec celui des référendums de 1980 ou de 1995.
À cette époque, la mondialisation prenait son envol. La Chine n’était pas encore la deuxième puissance économique mondiale. Les géants du numérique n’existaient pas. L’intelligence artificielle appartenait aux laboratoires de recherche. Les chaînes d’approvisionnement semblaient acquises. Les États-Unis demeuraient les champions incontestés du libre-échange.
Aujourd’hui, le paysage est complètement différent.
Les États protègent leurs industries stratégiques. Les investissements se déplacent au rythme des tensions géopolitiques. Les talents sont devenus un enjeu de sécurité économique. L’énergie, les minéraux critiques, les données et l’intelligence artificielle redessinent les rapports de force entre les nations.
Dans ce nouveau monde, les entreprises ne sont plus seulement en concurrence avec d’autres entreprises.
Les économies sont en concurrence avec........
