Personne ne veut être celui qui paie pour rénover nos vieux logements
EXPERT INVITÉ. Un peu plus de 60,3% des logements locatifs au Québec se trouvent dans des immeubles construits en 1980 ou avant, selon la CORPIQ. Ce chiffre devrait inquiéter plus de monde qu’il ne le fait. Le coût de rénover ce parc a grimpé de 49% depuis 2017.
On veut que ces logements restent abordables, qu’ils se décarbonent et qu’ils reviennent aux normes. Mais la question de savoir qui paiera la facture reste beaucoup moins populaire. Tout le monde est pour la vertu. Personne ne veut être celui qui sort le chéquier. On parle beaucoup de pénurie de logements neufs, de mises en chantier, de grues dans le décor. Une autre crise se prépare ailleurs : dans le parc qu’on a déjà, et qu’on entretient mal.
Prenons un triplex ordinaire, dans un quartier ordinaire : Rosemont, Villeray, Hochelaga, ça ne manque pas. Des loyers autour de 1000$.
Une toiture en fin de vie. De la plomberie à changer. Des balcons à mettre aux normes. Et une fournaise qui, depuis 2023, ne peut même plus légalement être remplacée par une autre du même genre si elle carbure au mazout.
La facture totale: quelque part entre 50 000$ et 100 000$.
Le Québec, c’est un pays de plex, pas de tours
Ailleurs, cette question se règle dans le bureau d’un........
