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Les logements se libèrent, mais les locataires restent

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02.09.2026

EXPERT INVITÉ. En 2016, environ un appartement locatif montréalais sur six changeait d’occupants au cours de l’année, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Aujourd’hui, c’est moins d’un sur dix.

À première vue, on pourrait y voir une bonne nouvelle. Des locataires satisfaits de leur logement, bien enracinés dans leur quartier et peu pressés de faire leurs boîtes.

Ce n’est probablement pas ce qui se passe.

Une partie des locataires montréalais ne restent pas parce qu’ils adorent leur appartement. Ils restent parce que déménager leur coûterait trop cher.

Rester coûte moins cher que partir

La SCHL mesure le taux de roulement des logements locatifs depuis 2016. Il correspond à la proportion des appartements qui ont changé d’occupants au cours des 12 mois précédant son enquête annuelle.

Dans la région métropolitaine de Montréal, ce taux atteignait 17,3 % lorsque l’indicateur a été introduit. En 2023, il n’était plus que de 9,6 %. En 2025, il demeurait sous la barre des 10 %.

La pandémie a accéléré le mouvement. En 2020, peu de gens avaient envie de visiter des appartements ou de déménager.

Mais la pandémie est terminée depuis longtemps.

Le faible roulement, lui, est resté.

En 2025, dans le Grand Montréal, le loyer d’un appartement de deux chambres qui changeait d’occupants augmentait en moyenne de 17,2 %. Lorsque le locataire restait en place, l’augmentation moyenne était de 6 %.

Une personne qui paie 950$ pour un logement qu’elle occupe depuis plusieurs années peut vouloir une chambre........

© Les Affaires