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Commission ­Gallant: mandat incomplet, pistes de solutions

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16.02.2026

[EN RAPPEL] CHRONIQUE. Depuis la reprise des travaux de la commission Gallant sur le fiasco SAAQclic en août, les gérants d’estrade se sont intéressés à une seule chose : identifier qui savait quoi au sein du gouvernement Legault et trouver des coupables.

François Legault s’en est tiré en accusant la SAAQ d’avoir mal communiqué et en blâmant deux ministres pour de ne pas avoir posé assez de questions. Pour montrer son leadership, le premier ministre pourrait en sacrifier un.

Sans être banal, cet épisode ne constituera pas le cœur du rapport que doit livrer la commission Gallant en décembre. Les questions de fond demeurent : que s’est-il passé pour en arriver là ? A-t-on mal planifié et mal exécuté l’appel d’offres ? A-t-on privilégié dès le départ un seul fournisseur, l’alliance LGS-SAP ? Karl Malenfant avait-il les compétences et l’expérience nécessaires pour gérer cet immense projet ? La directrice générale, Nathalie Tremblay, était-elle à la hauteur et s’est-elle fait manipuler ? Le CA a-t-il manqué de vigilance ? Y a-t-il eu de l’aveuglement volontaire dans l’entourage des ministres mêlés au dossier ? Y a-t-il eu de la corruption ?

Certaines réponses ont été apportées dans notre chronique du 18 juin dernier, intitulée « SAAQclic : un fiasco sur toute la ligne », mais le tableau présenté ne suffit pas pour comprendre l’ampleur de cette déconfiture et en tirer des leçons, devant le constat que le gouvernement semble incapable de réaliser ses projets informatiques selon le coût et l’échéancier prévus.

La commission Gallant répond au mandat qu’on lui a donné, soit celui d’enquêter et de faire un rapport sur les causes et les circonstances des problèmes de gestion et de réalisation du programme et sur leurs conséquences sur la planification du projet, l’attribution du contrat, les dépassements de coûts et la mise en service de........

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