CAQ: choisir la stabilité
EXPERT INVITÉ. La campagne électorale qui nous mènera à la venue d’un nouveau gouvernement le 5 octobre prochain est lancée, et vous pourrez lire dans ces lignes les positions des cinq principaux partis pour l’entrepreneuriat tech.
Plongeons dans les propositions de la Coalition avenir Québec (CAQ), tirées d’une conversation que j’ai eue, à l’aube du déclenchement des élections, avec France-Élaine Duranceau, alors présidente du Conseil du trésor, ministre de l’Efficacité de l’État et ministre de la Cybersécurité et du Numérique, et candidate dans Bertrand.
Sortir du zéro risque pour aider les entreprises
Pour France-Élaine Duranceau, tout part du même principe que l’incertitude est l’ennemi de l’investissement. La première certitude qu’elle offre, sans détour, c’est que le Québec restera une province dans un Canada uni. Vient ensuite la prévisibilité fiscale et réglementaire, avec un aveu que le parcours entrepreneurial reste compliqué. Ça vient d’un gouvernement qui cultive une culture du «zéro risque» avec ces décisions, par peur de se retrouver en première page pour un investissement raté.
Elle veut renverser ce réflexe, à l’interne comme à l’externe pour amener l’État à prendre plus de risque, et d’être plus à l’écoute des entrepreneurs. Comme dans l’exemple d’une PME sanctionnée par l’Office québécois de la langue française pour un bouton anglais sur un ordinateur, elle appelle à plus de pragmatisme, à moins de dogmatisme.
Elle oppose aussi la culture québécoise du «gagnant ou perdant» à........
