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Mode de scrutin: le Québec est mûr pour la proportionnelle, mais pas l’intégrale

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ANALYSE GÉOPOLITIQUE. Depuis l’élection du 5 octobre, plusieurs personnes plaident en faveur d’un mode de scrutin proportionnel au Québec pour mieux refléter le choix des citoyens. Le fait que la Coalition avenir Québec (CAQ) n’ait aucun député, bien qu’elle ait récolté 13% des voix, est en effet problématique. Attention de ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain, toutefois: le scrutin majoritaire uninominal a des vertus, tandis que la proportionnelle intégrale a des inconvénients.

Selon une étude de l’Université Cambridge publiée en 2014, les systèmes électoraux majoritaires ont tendance à favoriser la formation de gouvernements qui durent plus longtemps que dans les systèmes proportionnels, notamment parce qu’il est plus facile d’obtenir une majorité d’élus d’un seul parti.

Le système majoritaire procure donc plus de stabilité politique, mais ce n’est pas le seul facteur, soulignent les auteurs de l’étude, qui ont analysé 196 gouvernements dans des démocraties parlementaires depuis 1945.

Par exemple, ils notent que la fragmentation des partis d’opposition «ne semble pas affecter» la stabilité politique. En revanche, la présence de partis «antisystème» (principalement des communistes et des néofascistes) peut déstabiliser une démocratie.

Au Québec et au Canada, nous avons un mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour, comme aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Inde (la France aussi un système uninominal, mais à deux tours), selon le site de l’International Institute for Democracy and Electoral Assistance (International IDEA), basé à Stockholm en Suède.

Visualisez ici les modes de scrutin dans le monde avec une carte interactive.

Nous avons un vieux mode de scrutin inspiré du parlementarisme britannique, qui a fait ses preuves depuis des siècles. Ce système a........

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