La démocratie américaine n’a pas dit son dernier mot
ANALYSE. Les Américains s’apprêtent à célébrer les 250 ans de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, proclamée le 4 juillet 1776. Une révolution contre la monarchie britannique qui a mené à la création de la démocratie américaine, en 1787, avec l’adoption de la Constitution et la séparation des pouvoirs. Cette vieille démocratie libérale peut-elle survivre à la présidence de Donald Trump ? La réponse est oui, car elle est plus résiliente et enracinée qu’on ne le pense.
La question est cruciale pour nos entreprises, même si elles ont diversifié leurs exportations. Le marché américain demeure leur pain et leur beurre. Aussi, le type de régime politique chez nos voisins, y compris le respect de l’État de droit, est fondamental pour y faire des affaires et être traité équitablement en cas de litige commercial.
Depuis le retour de Trump au pouvoir, certains analystes craignent la fin de la démocratie et l’instauration d’un régime autoritaire aux États-Unis. Son gouvernement a en effet franchi plusieurs lignes rouges, à commencer par la politisation du système judiciaire et du FBI et les attaques contre les médias.
Sans parler du fait que le locataire de la Maison-Blanche affirme toujours à tort avoir gagné la présidentielle de 2020. Et qu’il a en plus incité ses partisans à prendre d’assaut le Capitole, le 6 janvier 2021, pour empêcher la certification de la victoire de Joe Biden.
Sous la gouverne de Trump, les États-Unis sont devenus une démocratie « illibérale », c’est-à-dire un régime qui s’oppose aux éléments fondamentaux de la démocratie........
