Un marché de l’emploi qui tient avec de la broche, du Duct Tape et des prières
EXPERTE INVITÉE. Le Québec a terminé l’année 2025 avec un taux de chômage annuel très respectable de 5,6 %. On croit voir là le signe d’un équilibre entre la création d’emploi par les entreprises et la disponibilité de la main-d’œuvre. On peut même s’imaginer que l’économie est vigoureuse. Pas si vite.
Cette réflexion n’est pas anodine tandis qu’un Canadien sur trois prévoit changer d’emploi dans la prochaine année selon la firme de recrutement Robert Half. Simultanément, plus d’un Québécois sur quatre envisage de démarrer une entreprise dans les trois prochaines années, lit-on dans ce papier du journal Le Devoir.
La question se pose : est-ce donc une bonne période pour changer d’emploi ou se lancer à son compte?
Nuance dans l’interprétation du taux de chômage
Deux constats en lien avec la création d’emploi émanent du Bilan de l’emploi de l’Institut du Québec de la dernière année.
Le taux de chômage raisonnable de 5,6% résulte d’une diminution du nombre d’emplois créés en 2025 par rapport aux années antérieures (41 000 nouveaux postes créés en 2025 contre 99 000, 94 000 et 78 000 pour les années 2022, 2023 et 2024) et d’une diminution encore plus grande de la population active (population de 15 ans ) engendrée par le resserrement des critères d’immigration.
Contrairement au reste du Canada où la création d’emploi dans les entreprises privées se chiffre à 1,02 %, celle du Québec, toujours pour les emplois non reliés à la fonction publique, est négative. On observe une perte de 4 600 emplois (- 1,2 %).
La croissance........
