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Réseaux sociaux: le grand ménage marketing de 2026

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18.02.2026

EXPERTE INVITÉE. Sur les réseaux sociaux, la seule constante, c’est l’inconstance. Tout change à une vitesse effrénée: plateformes qui se transforment, tendances qui éclatent, puis s’éteignent et algorithmes qui changent d’orientations sans prévenir. Il faut donc rester aux aguets et s’ajuster en continu.

Mais qu’en est-il du marketing en général? Il performe toujours lorsqu’il parvient à susciter des émotions. Alors, pour 2026, quelles tendances nous aideront à provoquer ces émotions… et à les convertir en résultats concrets?

On oublie: l’esthétique qui fait grimper le CPM

En 2026, on oublie le fait de faire du contenu pour faire du contenu. À la place, on produit du contenu qui est engageant, spontané et qui livre un bon coût par mille (CPM). L’obsession du «beau» finit souvent par coûter trop cher. Lorsque le contenu est trop léché, donc de qualité «publicitaire», l’auditoire l’identifie comme une publicité… et décroche (car vraiment, qui aime le marketing?).

Résultat: des performances plus faibles et un CPM qui grimpe, parfois comparable à celui d’une campagne média classique; laquelle, elle, est au moins ciblée vers des publics susceptibles d’acheter. À l’inverse, un format narratif et utile se consomme beaucoup mieux sur les plateformes et l’algorithme le récompense.

En 2026, la priorité n’est pas de polir davantage ou de créer plus de contenu. C’est de s’assurer que notre coût par mille vaut plus la peine de continuer que d’investir dans du marketing payant sur les réseaux sociaux pour lequel le retour sur investissement est certain et mesurable.

On oublie: trop miser sur la vidéo

En 2026, on laisse de côté la surproduction de vidéo. Sur Facebook, ce n’est plus un secret pour quelconque expert marketing, la vidéo perd de la vitesse en organique.

L’algorithme remet le contenu statique à l’avant-plan et propulse toutes les images et tous les textes publiés, au détriment des vidéos. La bonne stratégie, c’est d’embarquer dans la vague du statique sans jeter la vidéo par-dessus bord.

Oui, la vidéo demeure importante pour TikTok, mais la grande visibilité s’oriente de plus en plus vers Facebook en 2026 et ça passe par le biais de publications statiques.

On oublie: bouder des réseaux sociaux

En 2026, on arrête de bouder certains réseaux sociaux. Ces quatre dernières années l’ont prouvé: bâtir une marque uniquement sur Instagram, comme l’ont fait plusieurs entreprises d’ici et d’ailleurs avec des visuels hyper stylés, n’est plus une stratégie durable.

La plateforme a repris de la portée dernièrement, mais les entreprises qui n’étaient présentes que sur Instagram ont peiné à embarquer sur TikTok, arrivant plus tard que tout le monde et perdant un temps précieux d’apprentissage… donc de portée. En 2026, on ne laisse aucune plateforme de côté, car les vagues de visibilité se déplacent sur les plateformes et on ne sait jamais laquelle accélérera demain.

La bonne approche: présence multi-plateforme et réutilisation intelligente d’un même type de contenu. Diversifier, c’est sécuriser la portée et capter chaque pic d’algorithme.

On oublie: tout miser sur l’organique

En 2026, on cesse de produire du contenu seulement organique. Au Canada, la croissance de la publicité numérique ne ralentit pas. La bonne approche en 2026 est un mélange de contenu organique fort et de publicité ciblée.

Concrètement, on garde l’organique pour bâtir la reconnaissance de la marque, puis on accélère avec de la publicité localisée autour de nos zones de consommation, en ciblant prioritairement les audiences qui ont apprécié le contenu.

Les personnes qui ont apprécié le contenu sont celles qui ont interagi (vues complètes, j’aime, commentaires, partages, sauvegardes) et/ou visité nos propriétés numériques par la suite. Ce sont ceux qui sont susceptibles d’être convertis en acheteur. En investissant de manière précise avec un budget média qui travaille conjointement avec ce que l’organique a déjà allumé, les résultats sont sécurisés et amplement calculables.

On priorise: investir dans le «bon»

En résumé, pour 2026, on arrête de courir après le «beau» et on investit dans le «bon». Le bon contenu est celui qui déclenche une émotion et qui se recycle facilement sur plusieurs plateformes.

C’est aussi celui qui coûte peu à livrer; il est donc très important d’analyser notre coût par mille (CPM) mensuel, au même titre que n’importe quelle autre initiative marketing. En 2026, on surfe la vague du statique sur Facebook, on garde la vidéo pour TikTok quand elle sert vraiment l’intérêt de l’audience et on cesse de dépendre d’un seul canal de diffusion.

Ensuite, on marie l’organique à un investissement publicitaire ciblé vers les personnes qui ont déjà démontré de l’intérêt. Le plus important en 2026: on s’arrête, on se pose les bonnes questions et on analyse les résultats pour prendre des décisions à plus fort impact.


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