Rives du lac: libération ou anthropocentrisme?
En apparence, ouvrir à tous l’accès aux sentiers lacustres ne souffre d’aucun contredit. La privatisation d’espaces privilégiés bafoue l’exigence des «communs» rendus d’autant plus nécessaires à l’ère de l’écocide qu’elle s’accompagne d’une artificialisation de plus en plus marquée du territoire, dans une logique globale d’impérative réduction des inégalités tant sociales qu’environnementales.
Au risque de sanctifier une «nature» ontologiquement coupée de Sapiens – voire de se retrouver accusé d’associer l’écologie à un antihumanisme, selon un poncif éculé et de mauvaise foi – alors que tous deux interagissent, il semble permis de se demander dans quelle mesure l’enjeu principal ne réside pas dans le fait de savoir qui, d’une minorité de nantis ou de la totalité, est en droit de bénéficier d’un libre passage, mais s’il ne vaut pas mieux restituer intégralement les bords du lac au........
