Faisons de Carl-Vogt le point de départ d’une reconquête
Drill, baby, drill, ce slogan trumpiste caractérise parfaitement la politique de la finance à l’égard du marché immobilier. 2025 a été l’année de tous les records. Le principal indice boursier immobilier (SXI-Index) a été en hausse de plus de 23,3% par rapport 2024, tandis que les rendements des fonds immobiliers ont crevé le plafond avec 10,6% (SWIIT). Plus de 9 milliards de francs supplémentaires ont été levés par la finance1>NZZ du 07.01.2026, https://tinyurl.com/3n9rtxcv. Pourtant, l’aggravation de la pénurie de logements est annoncée pour 20262>Blick du 17.01.2026, https://tinyurl.com/9fjthfk7.
Alors où va l’argent? L’affaire des locataires congédiés au boulevard Carl-Vogt, à Genève, donne la réponse: dans la spéculation. La logique consiste à placer un maximum d’argent en achetant des immeubles locatifs à des prix de plus en plus élevés. Si le rendement diminue temporairement, le nouveau propriétaire se refait en virant les locataires puis en relouant très cher. Ainsi, les cinq immeubles du boulevard Carl-Vogt avaient été achetés 9 millions de francs en 1999 et revendus 128 millions en 2020. Le nouveau propriétaire, la Caisse de pension des employés de Bâle-Ville (PKBS), vient de résilier les baux de la centaine de locataires qui y vivent,........
