«Capitalution»
Avant même d’imaginer ce à quoi le monde pourrait ressembler demain ou après-demain, notre époque semble requérir, par les catastrophes qu’elle enchaîne les unes aux autres, l’usage de nouveaux mots. Ceux générés automatiquement peuvent nous faire tournebouler la tête et nous engloutir sous leur masse apparemment infinie, s’il n’en est pas créé de nouveaux pour décrire ce qui se passe, nous ne saurons à terme rien dire de neuf et rien faire de tangible.
De nouveaux mots, il en faut des pelletées pour être à la hauteur de ce qui nous arrive. Il en faut surtout pour décrire ce à quoi nous faisons face et désigner ceux auxquels nous nous confrontons. Façon de dire en passant qu’aujourd’hui on ne peut faire face à quoi que ce soit (fait, phénomène, procédé ou processus donné) sans se confronter à quelqu’un (le plus souvent représentant un Etat ou une multinationale).
La guerre à l’environnement que nous voyons menée en ce moment au sud du Liban et de la Syrie, en particulier lorsqu’une armée déverse du «glyphosate à haute concentration sur les champs» (Cf. Stéphane........
