L’OMS, une boussole nécessaire
Créez-vous un compte gratuitement et retrouvez les contenus que vous avez sauvegardés.
Déjà un compte ? Se connecter
Faites plaisir à vos proches. En vous abonnant, vous pouvez offrir des articles.
Déjà un compte ? Se connecter
La grave crise budgétaire et identitaire que vient de traverser l’Organisation mondiale de la santé sera-t-elle salutaire? L’épisode a été brutal. Mais il a mis en évidence, au-delà des drames humains, l’impérative nécessité pour l’agence onusienne de mener une sérieuse réforme qui tienne compte d’un contexte international beaucoup plus dur. L’OMS doit désormais se concentrer sur ce qu’elle fait de mieux: la production de normes en matière de santé publique et la coordination des efforts sanitaires multilatéraux.
Avec le phénomène d’accélération sidérante de la technologie, l’OMS doit demeurer cet organisme qui fait office de boussole pour les politiques de santé publique. C’est d’autant plus important que face aux vagues populistes qui déferlent dans les démocraties, l’institution genevoise est devenue un bouc émissaire privilégié des complotistes de tout poil. Le retrait américain de l’OMS s’inscrit dans cette tendance. La désinformation propagée par le ministre états-unien de la Santé, Robert F. Kennedy Jr, et son aversion pour la science pourraient produire des effets dangereux sur la santé mondiale.
