Avec un possible gouvernement d’extrême droite en Autriche, la peur s’empare de l’Europe
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Le FPÖ, le Parti autrichien de la liberté, avait déjà participé à deux gouvernements, en 2000 et 2017. Cette fois pourtant, c’est une nouvelle digue qui saute face à l’extrême droite. Le parti du très radical Herbert Kickl va négocier avec les conservateurs du Parti populaire autrichien (ÖVP) pour former un gouvernement dont il serait la pièce maîtresse. C’est une première pour l’extrême droite autrichienne depuis 1945, même si celle-ci gouverne déjà dans cinq provinces du pays.
Après son succès aux législatives de septembre, le Parti de la liberté a patiemment attendu que les négociations entre conservateurs, libéraux et sociaux-démocrates capotent pour revenir au premier plan. L’accession au pouvoir d’un parti fondé par d’anciens nazis et dont le chef s’autoproclame «chancelier du peuple», un terme longtemps utilisé par Hitler, serait un symbole fort au moment où les droites nationales-populistes ont le vent en poupe en Europe.
