Ormuz: vers des prix du pétrole négatifs?
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Chaque semaine, notre journaliste s’intéresse de plus près à une actualité financière et aux mécanismes qui se cachent derrière la façade et les effets d’annonce
Le marché pétrolier est très fort. Ces dernières années, il a surmonté la pandémie de covid, l’invasion russe en Ukraine, les attaques des rebelles houthies en mer Rouge ou encore les échanges de missiles entre Israël et l’Iran l’an dernier. Mais la fermeture du détroit d'Ormuz représente un défi inédit, avec des conséquences sans précédent pour les pays émergents en particulier. Car si ce blocage se poursuit, un baril à 200 dollars deviendrait très plausible.
On l’a lu et répété, 20% environ du pétrole mondial passe par ce bout de mer entre l’Iran et les Emirats arabes unis, soit 20 millions de barils par jour. Si le détroit d’Ormuz demeure fermé, le monde devra s’adapter à un déficit de 20 millions de barils par jour. L’ajustement se fera à travers le prix: un pétrole moins disponible deviendra plus cher. Ce qui pourrait conduire aux 200 dollars, selon Rory Johnston, un expert canadien des hydrocarbures récemment invité du podcast Odd Lots de Bloomberg. Et plus l’approvisionnement restera perturbé longtemps, plus les chances d’atteindre ce seuil symbolique sont élevées, estime le professeur à l’Université de Toronto.
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