Imposition individuelle: quand les femmes s'allient, les femmes s'imposent
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Les Suisses ont accepté l’imposition individuelle un 8 mars. Pour une fois, cette journée ne sera donc pas uniquement symbolique. L’avancée est très concrète: dorénavant, tout contribuable sera taxé pour ce qu’il gagne. Fini le cumul des salaires, finie la progressivité de l'impôt qui pénalisait le deuxième revenu, bien souvent celui des femmes. C’est un changement fondamental, une petite révolution même, dans le monde si conservateur de la fiscalité. A cette aune, ce «oui» est un tour de force réussi par celles qui en sont à l'origine.
Cette victoire est évidemment celle des femmes PLR. Ce sont elles qui ont lancé cette initiative. Elles n’ont pas compté leurs heures et leur énergie pour porter de bout en bout ce projet, soutenues assez mollement par les hommes de leur parti, restés relativement à l'écart de ce combat. Mais cette victoire est surtout celle d’une alliance rare avec les femmes de gauche. Rien n’aurait été possible sans leur soutien indéfectible. Socialistes et Vertes ont elles aussi battu le pavé pour récolter les signatures, mis leur poids dans la balance pour trouver un compromis au parlement et toute leur force dans la campagne. Et cela n'a pas été facile. Les arguments du Centre et de l'UDC, aux relents conservateurs en faveur de la famille traditionnelle, ont semblé faire mouche ces dernières semaines. Le résultat est finalement sans appel, même si les Centristes ne s'avouent pas vaincus. Ils disent maintenir leur propre initative sur la question.
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L’alliance des femmes PLR et de celles de gauche n'allait pas de soi, surtout sur un thème aussi clivant que la fiscalité. Mais la victoire de ce dimanche doit montrer le chemin. Si les femmes veulent vraiment faire bouger les lignes en politique, elles n’ont pas la choix. Les guerres stériles pour savoir qui est féministe et qui ne l’est pas n’aboutissent à rien. Ne soyons pas naïf, les positions resteront tranchées sur beaucoup d'objet. Mais des compromis sont possibles. Et les énergies mises en commun peuvent parfois faire bouger des montagnes. Et faire aboutir un serpent de mer de la politique suisse, sans solution depuis 1984.
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