Mélenchon rattrapé par sa radicalisation irresponsable
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Le meurtre du militant nationaliste Quentin Deranque par des antifascistes qui semblent proches de la Jeune Garde sera-t-il le scandale de trop? Après les sous-entendus antisémites qui fleurissent à La France insoumise depuis les attaques du 7-Octobre en Israël et le massacre de Gaza qui a suivi, ce sont les groupuscules ultra-violents dans l’orbite du parti de la gauche radicale française qui semblent devoir enfoncer la réputation de Jean-Luc Mélenchon.
Celui qui est devenu le politicien français qui provoque depuis quelque temps le plus de rejet dans les sondages a effectivement assumé sa stratégie de conflictualisation permanente pour amener sa vision de la gauche au pouvoir. Ses outrances et ses excès ont désormais fini de le rendre infréquentable, même pour certains de ses anciens alliés. La France insoumise est rattrapée par ses recrutements douteux, par une radicalisation incontrôlée, maladroite et donc irresponsable, validée et même souvent promue, voire provoquée par le leader sans partage.
L’idée était de surfer sur toutes les gauches radicales, même les plus extrêmes, et certains communautarismes, même dans leurs dérives, afin de se créer une base solide et motivée. Puis d’adoucir son image à l’approche des élections pour rassembler le vote dit «utile» du reste de la gauche quand le leadership sondagier se confirmerait. Une recette similaire a bien fonctionné en 2017 et 2022. Mais à trop l’épicer, le tribun insoumis l’a rendue indigeste.
Mélenchon et les siens ont franchi le point de non-retour en démocratie. Que ce soit via l’instrumentalisation de haines (antisémites, anti-médias et anti-riches) ou la bienveillance envers des groupuscules valorisant la violence physique contre l’extrême droite. Voire en faisant preuve de tolérance vis-à-vis des casseurs et autres black blocs qui pourrissent tous les mouvements sociaux français depuis plusieurs années.
La mise en lumière crue qu’impose la mort de l’identitaire Quentin Deranque aura sans aucun doute des conséquences fortes sur le destin des Insoumis aux élections municipales de mars. Ajoutée à l’ensemble de son œuvre, elle pourrait même anéantir les rêves de Jean-Luc Mélenchon d’une prise de pouvoir sur la gauche française et plus largement sur le pays à l’occasion de l’élection présidentielle. On peut compter sur ses opposants chauffés à blanc par des années d’insultes et d’oukases pour ressortir ce stigmate de la Jeune Garde à chaque débat sur la légitimité présidentielle ou sur le front républicain, bref à chaque occasion, autant de fois qu’il le faudra pour enterrer Jean-Luc Mélenchon.
