Guerre au Moyen-Orient: Au-delà de la morale et du droit
Créez-vous un compte gratuitement et retrouvez les contenus que vous avez sauvegardés.
Déjà un compte ? Se connecter
Faites plaisir à vos proches. En vous abonnant, vous pouvez offrir des articles.
Déjà un compte ? Se connecter
La guerre au Moyen-Orient marque l’effacement de la morale et du droit. Un amoralisme triomphant: sur les plateaux TV défilent des spécialistes qui se livrent à un vrai Kriegspiel. Ils détaillent l’imposante armada américaine, vantent la précision des frappes israéliennes, parfois en jubilant; une guerre de salon, qui fait penser à ces soldats qui tuent à distance, aux commandes de drones ou dans des centres d’opération sophistiqués. Aucun souci pour les morts, sinon des chiffres dont la disproportion n’émeut personne; ou des reportages sur des Israéliens réfugiés dans des abris, mais sans trop d’attention à ceux de l’autre camp qui ne peuvent se protéger et fuient à l’aveugle.
Que dire aussi du droit international? Alors que ces attaques israélo-américaines ne le respectent en rien, les Européens restent cois. Madame Ursula von der Leyen - présidente de la Commission européenne - critique surtout le ciblage par les Iraniens de ses alliés du Golfe, le chancelier allemand refuse de reprocher à Donald Trump la légalité de son intervention. Le président français prône, lui, des actions défensives. Diable! Les Emirats sont visés, clients de ses Rafale. Un allié guère plus recommandable que les mollahs et leur dictature: il soutient les milices fondamentalistes du Soudan, où elles massacrent les populations locales.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
