Fonds climat: contre le fatalisme, une saine vision de l’avenir
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Votations du 8 mars 2026: Fonds climat
Lisez en parallèle de ce texte celui du conseiller national Thomas Stettler (UDC/JU): Une fausse bonne idée au détriment des générations futures
Nous sommes au milieu de la campagne de l’initiative pour un fonds climat et un malaise grandit. J’y entends que le climat n’a plus la cote, que ce n’est plus d’actualité ou encore que la Suisse a déjà fait tout ce qui est possible. Le cœur du sujet reste absent du débat: quelles mesures pour faire face à la crise climatique ou encore pour garantir notre sécurité énergétique? C’est comme si l’essentiel s’était dissous en route. Pourtant, les conséquences de notre inaction sont visibles et réelles et ne vont pas se dissoudre.
Ces dernières années, la Suisse a été frappée de plein fouet. L’éboulement qui a menacé Brienz, la tornade à La Chaux-de-Fonds, les inondations au Tessin et en Valais, l’effondrement glaciaire qui a presque rayé Blatten de la carte: ces événements ne sont pas des anecdotes météorologiques. Ils dessinent un basculement. A cela s’ajoutent les vagues de chaleur, la surmortalité estivale, les maladies respiratoires et dermatologiques en hausse. Qu’on le veuille ou pas, le dérèglement climatique façonne déjà notre quotidien. Dans notre pays, le réchauffement pourrait atteindre 5 °C d’ici à la fin du siècle.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
