En dilettante – Les voluptés du tire-fesses
Créez-vous un compte gratuitement et retrouvez les contenus que vous avez sauvegardés.
Déjà un compte ? Se connecter
Faites plaisir à vos proches. En vous abonnant, vous pouvez offrir des articles.
Déjà un compte ? Se connecter
Le sport est de plus en plus un spectacle que des professionnels exercent pour des spectateurs de moins en moins pratiquants. Cette chronique a pour but de réhabiliter la pratique en amateur, laquelle partage un socle commun avec le monde du professionnalisme, dont elle donne d’utiles et sages clés de lecture. Toutes les chroniques
Les courses des compétitions olympiques donnent une vision pour le moins trépidante du ski alpin. Vitesse, danger, bruit, frisson, foule, adrénaline. C’est tout ça le ski, oui, mais c’est aussi d’autres choses, bien différentes. L’indolence, la quiétude, la solitude. On l’oublie parce que les retransmissions télévisées ne montrent les skieurs que lorsqu’ils descendent la piste. Un autre rapport au monde et une autre temporalité s’installent lorsqu’on remonte la pente.
Lorsque je repense au ski de ma jeunesse, époque où je pratiquais ce sport plus régulièrement, je me souviens moins de l’ivresse de pistes trop goulûment avalées que de ces longs moments passés à rêvasser sur les remonte-pentes. Peut-être parce que je suis un skieur très ordinaire, ou peut-être parce que je suis en revanche un rêveur de compétition. Sans doute, probablement, parce que ces moments à part, mélanges de liberté et de contrainte que l’on prend à tort pour du temps perdu, sont propices à la rêverie. Télécabines, télésièges et téléskis sont des modes de transport émotionnel, des machines à explorer le temps et l’âme.
