Quand la guerre contamine le langage: comment on se parle
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En déclenchant l’opération «Epic Fury» – «colère héroïque» –, Donald Trump a surenchéri avec ce qui manquait à l’humanité pour entamer la descente aux enfers de la Troisième Guerre mondiale. En décapitant avec son comparse Netanyahou le régime pourri de l’Iran, répondant à la répression sanglante de l’opposition par le guide suprême de la Révolution islamique, il a rappelé que le monde était en train de réécrire les pages les plus horrifiques de son histoire, en ajoutant la précision létale des nouvelles technologies à la brutalité sauvage.
Si l’homme possède désormais le potentiel nécessaire pour tout détruire, il est de surcroît gouverné par des dirigeants – choisis ou subis – ayant accumulé assez de mépris, de sottise et de haine pour le précipiter dans le chaos. Il suffit d’écouter comment on se parle dans ces milieux. Quelle décadence verbale!
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
